Un visiteur observe une sculpture de poney lors de l’exposition spéciale intitulée « The Famous Feast of the House » au musée folklorique national de Corée, à Séoul, le 16 décembre 2025. © Park Daejin / Korea.net
Par Lee Jihae
L’année 2026 sera placée sous le signe du Cheval de Feu, selon le zodiaque chinois. En Corée, elle est appelée Byeongonyeon, où « byeong » signifie le feu et « o » désigne le cheval, septième des douze signes du zodiaque chinois, lié au temps et aux directions.
Les mapae, tablettes de réquisition de chevaux, exposées lors de l’exposition spéciale au musée folklorique national de Corée. © Park Daejin / Korea.net
Le cheval, moyen de transport des fonctionnaires sous la dynastie Joseon
Les mapae permettaient aux fonctionnaires de la période Joseon d’emprunter un cheval dans les relais de poste lors de déplacements officiels.
Les fonctionnaires changeaient de cheval dans les relais de poste lorsqu’un animal se fatiguait, un système comparable à une correspondance aujourd’hui. Le caractère yeok (驛), qui signifie la station, contient donc le caractère du cheval ma (馬).
Les mapae que les fonctionnaires devaient présenter pour emprunter des chevaux prenaient la forme de tablettes circulaires en cuivre, d’environ 10 centimètres de diamètre, ornées de chevaux.
Le nombre de chevaux variait de un à dix selon le rang du fonctionnaire, mais se limitait en réalité à un à trois chevaux. Les amhaengeosa, inspecteurs royaux chargés d’enquêter discrètement sur les abus des fonctionnaires, utilisaient des mapae ornés de trois chevaux, ceux à dix étant réservés à la cour royale.
Les won étaient des hébergements publics où logeaient les fonctionnaires lors de leurs déplacements de longue distance. Le nom du quartier d’Itaewon provient également de l’un de ces établissements.
Une installation vidéo sur les chevaux de l’île de Jeju au musée folklorique national de Corée, à Séoul. © Park Daejin / Korea.net
L'île de Jeju, un vaste territoire d’élevage
De 1270 à 1356, la dynastie Goryeo subissait une forte ingérence politique de la dynastie Yuan, d’origine mongole. C’est durant cette période que l’élevage de chevaux prenait de l’ampleur sur l’île de Jeju.
Déjà pratiqué sur l’île, l’élevage de chevaux se développe avec les invasions mongoles. Les Mongols jugeaient l’île impropre à l’agriculture, mais idéale pour l’élevage en raison de ses vastes plaines et de l’absence de prédateurs. Jeju était ainsi choisie comme centre d’élevage sur ordre de l’empereur Kubilai Khan.
Les jorangmal, poneys autochtones de Jeju et descendants des chevaux mongols, ont été désignés monuments naturels en 1986. Depuis 2000, ils sont également appelés « chevaux de Jeju ».
Des statues de chevaux de course dans la forêt de Séoul. © Lee Jihae / Korea.net
La forêt de Séoul, un ancien hippodrome
Située dans l’arrondissement de Seongdong à Séoul, la forêt de Séoul abritait autrefois un hippodrome. Inauguré le 8 mai 1954, l’hippodrome de Ttukseom disposait d’installations rudimentaires, la piste étant composée d’un mélange de sable et de gazon.
Au fil du temps, les infrastructures étaient progressivement améliorées, mais l’hippodrome a fermé ses portes en 1989, après 35 ans d’activité, à la suite de l’ouverture d’un hippodrome moderne Lets Run Park Seoul, situé à Gwacheon, dans la province du Gyeonggi. Pour rappeler son passé lié aux courses hippiques, la forêt de Séoul est dotée de statues de chevaux de course à son entrée.
Les visiteuses découvrent l’exposition spéciale au musée folklorique national de Corée. © Park Daejin / Korea.net
Le musée folklorique national de Corée accueille jusqu’au 2 mars une exposition spéciale consacrée au cheval intitulée « The Famous Feast of the House ». L’entrée est gratuite.
jihlee08@korea.kr