Culture

29.04.2026

La directrice de l’Institut coréen de traduction littéraire, Chon Sooyoung, s’exprime lors d’une conférence de presse à Séoul, le 28 avril 2026. © Institut coréen de traduction littéraire

La directrice de l’Institut coréen de traduction littéraire, Chon Sooyoung, s’exprime lors d’une conférence de presse à Séoul, le 28 avril 2026. © Institut coréen de traduction littéraire



Par Kim Seon Ah

L’Institut coréen de traduction littéraire (KLTI) a annoncé la composition du comité chargé de promouvoir l'ouverture prochaine d'un cursus de master, lors d’un événement organisé à Séoul le 28 avril. « Nous allons accélérer les préparatifs afin de proposer ce cursus à partir de septembre prochain », a-t-elle annoncé.

Cette formation sera proposée à 60 étudiants (30 Coréens et 30 étrangers) en sept langues : anglais, français, allemand, espagnol, chinois, japonais et russe. L’objectif est de transformer l’actuel programme de formation de l’institut (Translation Academy), en activité depuis 2008, en un cursus professionnalisant. L’Institut a formé à ce jour plus de 1 600 personnes, sans toutefois délivrer de diplôme.

Le comité de promotion est composé de neuf membres : le poète Do Jonghwan, ancien ministre de la Culture, des Sports et du Tourisme ; les poètes Moon Chung-hee et Ra Taejoo ; les romanciers Hwang Sok-yong et Eun Heekyung ; ainsi que les critiques littéraires Kwon Yeongmin et Yoo Sungho. Le traducteur américain Darcy Paquet et le directeur de Simone, une marque coréenne de sacs à main de luxe, en font également partie.

« La littérature coréenne a déjà atteint un niveau exceptionnel, mais la profondeur des œuvres n’est pas pleinement restituée car le coréen demeure une langue minoritaire à l’échelle mondiale », a déclaré Do Jonghwan. « Former des traducteurs professionnels est essentiel pour soutenir la vague coréenne, qui rayonne dans le monde grâce à la littérature », a-t-il ajouté.

« La traduction est le principal vecteur de diffusion de la littérature coréenne auprès des lecteurs du monde entier », a déclaré de son côté Moon Chung-hee. « Si les romans coréens sont largement connus à l’étranger, la poésie, elle, reste presque inconnue », déplore Ra Taejoo, appelant à « un soutien équilibré à la traduction, non biaisé en faveur de certains genres ».

« Traduire, c’est sélectionner et interpréter des textes, mais aussi intégrer une œuvre à la littérature mondiale », a expliqué Yoo Sungho, qui décrit les traducteurs comme « des créateurs qui transmettent la culture et la mémoire, et non de simples messagers ». « Pour remplir pleinement ce rôle, une formation universitaire approfondie est indispensable, plutôt qu’une formation de courte durée », a-t-il insisté.

« La littérature coréenne souffre d’un manque de structures de traduction, de diffusion et de commercialisation », a déclaré Kenny Park. « Ce centre de formation de traducteurs doit aller au-delà de son rôle d’établissement d’enseignement et contribuer à la mise en place de telles structures. », a-t-il appelé.

« Nous construirons un système de formation à la traduction plus professionnel et tourné vers l’avenir afin de devenir un moteur des échanges culturels et artistiques internationaux », a assuré la directrice du KLTI, Chon Sooyoung.

Le comité chargé de promouvoir le centre de formation, à Séoul, le 28 avril 2026. De gauche à droite et de haut en bas : Kwak Hyunju, Yoo Sungho, Kenny Park, Sunme Yoon, Do Jonghwan, Moon Chung-hee, Chon Sooyoung, Jung Hyang-mi, Ra Taejoo. © Institut coréen de traduction littéraire

Le comité chargé de promouvoir le nouveau cursus de master de l'Institut coréen de traduction littéraire, à Séoul, le 28 avril 2026. De gauche à droite et de haut en bas : Kwak Hyunju, Yoo Sungho, Kenny Park, Sunme Yoon, Do Jonghwan, Moon Chung-hee, Chon Sooyoung, Jung Hyang-mi, Ra Taejoo. © Institut coréen de traduction littéraire


sofiakim218@korea.kr