Annexe d’une brochure réalisée par le Aikawa History Museum sur les sites relatifs aux travailleurs de la péninsule coréenne dans les mines de la région. © Ministère des Affaires étrangères
Par Charles Audouin
Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a adopté le 23 juillet, lors de sa 48e session qui se tient actuellement à Busan, un projet de décision concernant l’état de conservation des mines d’or de l’île de Sado, au Japon. L’information a été annoncée par le ministère coréen des Affaires étrangères et relayée par les médias coréens.
Sans révision ni débat, le Comité a adopté ce projet de décision, daté du 14 juillet, qui présente les conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM à l’issue de leur examen du rapport soumis par le Japon sur l’état de conservation de ce bien, inscrit au patrimoine mondial en 2024.
Le document reconnaît notamment que « des mesures d’interprétation et de présentation supplémentaires ont été élaborées » au sein du Aikawa History Museum, mais estime qu’« il est nécessaire de préciser comment la stratégie et les équipements d’interprétation et de présentation abordent de manière exhaustive, au niveau du site, la totalité de l’histoire du bien pendant toutes les périodes d’exploitation minière », conformément à une demande déjà formulée par l’UNESCO au Japon lors de sa 46e session. L’expression « totalité de l’histoire » fait notamment référence au travail forcé imposé aux Coréens dans les mines de l’île de Sado durant la période coloniale japonaise, a précisé le ministère, toujours selon les médias coréens.
L’UNESCO a par ailleurs recommandé au Japon de « mener des consultations étroites avec les États parties concernés » afin d’améliorer cette stratégie de présentation. Tokyo devra soumettre un rapport actualisé sur l’état de conservation du site d’ici décembre 2027. Celui-ci sera examiné par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 50e session, en 2028.
caudouin@korea.kr