L’entrée du site des tumuli de Gaya à Marisan, à Haman, dans le Gyeongsangnam-do, le 27 juillet 2026. © Park Dae-jin / Korea.net
Par Margareth Theresia
La 48e session du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO s’est prolongée hors des murs du centre des expositions Bexco de Busan, le 27 juillet. Une soixantaine d’officiels participant aux réunions ont visité les tumuli de la confédération de Gaya, inscrit sur la liste du patrimoine mondial, et dont une partie se trouve à Haman, à quelques dizaines de kilomètres de Busan.
La visite a débuté au Haman Museum, où les objets mis au jour sur les sites funéraires de Marisan témoignent du riche patrimoine archéologique de cette confédération, qui occupait le sud-est de la péninsule coréenne entre le Ier et le VIe siècle de notre ère.
« J'ai beaucoup apprécié découvrir les poteries retrouvées dans ces tombeaux. Elles m'ont rappelé celles de ma province natale, dans le sud des Fidji », a déclaré Tarisi Vunidilo, professeure adjointe à l'université d'État de Californie et observatrice lors de la session de Busan. « J'aime la façon dont la poterie peut créer un lien entre les Fidji et la Corée », a-t-elle ajouté.
Un groupe d’officiels participant aux réunions de la 48e session du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO visite les tumuli de Gaya à Marisan, à Haman, dans le Gyeongsangnam-do, le 27 juillet 2026. © Park Dae-jin / Korea.net
Les tumuli de Gaya sont un ensemble de sept complexes funéraires construits par les différentes entités politiques qui composaient la confédération de Gaya. Ils ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2023.
Le site de Marisan, à Haman, abrite les sépultures de la famille royale et de l'aristocratie d'Aragaya, l'entité politique qui régnait sur la région à cette époque. Il se compose d'une série de collines artificielles culminant entre 40 et 70 mètres d'altitude et s'étendant sur près de deux kilomètres du nord au sud.
Un spectacle de nakhwa nori se déroule à Haman, dans le Gyeongsangnam-do, le 27 juillet 2026. © Park Dae-jin / Korea.net
La visite s'est poursuivie par un atelier de découverte du nakhwa nori, une tradition de feux d'artifice emblématique de la région de Haman, dont le nom signifie littéralement « fête des fleurs qui tombent ». Les participants ont fabriqué des bâtonnets incandescents en papier traditionnel coréen (hanji) remplis de charbon, sur lesquels étaient inscrits leurs vœux, avant de les suspendre à une ficelle. Ces créations ont ensuite été utilisées lors du spectacle organisé en soirée sur l'étang situé près du pavillon Mujinjeong, où elles ont produit une pluie de braises incandescentes.
margareth@korea.kr