Culture

21.08.2026

Entrée de l’exposition « K-Book to the World », à la bibliothèque nationale de Corée jusqu’au 6 octobre. © Lee Ji Yae / Korea.net

Entrée de l’exposition « K-Book to the World », à la bibliothèque nationale de Corée jusqu’au 6 octobre. © Lee Ji Yae / Korea.net



Par Lee Ji Yae

Dans une interview accordée au quotidien espagnol El País en 2023, RM, leader du groupe BTS, décrivait le préfixe « K » comme un « label premium » et une « garantie de qualité », forgés par les pionniers de la culture coréenne.

Ces pionniers sont mis à l’honneur dans une exposition organisée par la Bibliothèque nationale de Corée jusqu’au 6 octobre, à l’occasion de l'édition 2026 du Congrès mondial des bibliothèques et de l'information, qui s’est tenu à Busan du 10 au 13 août derniers. Intitulée « K-Book to the World: Korean Content from a Single Book to a Global Audience », elle retrace le processus par lequel les récits et les éléments culturels présents dans les livres et les contes coréens sont devenus des contenus modernes diffusés à travers le monde.

Plusieurs ouvrages coréens ont été adaptés en séries ou en films, depuis devenus célèbres, comme « Squid Game » ou « Goblin ». © Lee Ji Yae / Korea.net

Plusieurs ouvrages coréens ont été adaptés en séries ou en films, depuis devenus célèbres, comme « Squid Game » ou « Goblin ». © Lee Ji Yae / Korea.net


L’exposition présente ainsi Rural Pastimes of Joseon, un ouvrage consacré aux jeux populaires pratiqués dans différentes régions de Corée pendant la période coloniale japonaise, dont plusieurs font leur apparition dans la célèbre série Squid Game.

Il est aussi possible de découvrir les récits de vie et de mort, de l’au-delà et du salut, issus des croyances, du folklore et des mythes chamaniques coréens, dont nombreux ont été revisité dans la série à succès Goblin. Le drama a également suscité un grand intérêt pour sa bande originale et ses lieux de tournage.

Elle s'intéresse également à la manière dont les souvenirs, les sensibilités et les réflexions propres à la culture coréenne peuvent toucher des lecteurs issus d’autres horizons culturels. Plusieurs ouvrages issus de la littérature coréenne sont présentées, notamment La végétarienne et Celui qui revient de Han Kang, ainsi que Lapin maudit de Bora Chung.

Le message de l'exposition insiste sur le fait que la diffusion de la culture coréenne à l’étranger ne date pas d’hier. De nombreux documents, dont des manuels de langues étrangères datant de l'ère Joseon, témoignent ainsi d’anciens échanges linguistiques entre la Corée et le reste du monde, sans oublier le rôle essentiel de la traduction dans la transmission des contenus coréens à un public étranger.

Plusieurs ouvrages coréens, traduits en langue étrangère, ont rencontré le succès à l’international, dont « La végétarienne » de Han Kang ou « Lapin maudit » de Chung Bora. © Lee Ji Yae / Korea.net

Plusieurs ouvrages coréens, traduits en langue étrangère, ont rencontré le succès à l’international, dont « La végétarienne » de Han Kang ou « Lapin maudit » de Bora Chung. © Lee Ji Yae / Korea.net


Les visiteurs peuvent également participer à plusieurs expériences interactives, dont un photomaton où ils peuvent incarner des personnages issus du passé, de peintures de genre de la dynastie Joseon ou de séries coréennes récentes. Un autre espace permet d'explorer les pays où sont conservées des archives coréennes, ainsi que les implantations des instituts King Sejong, les publications de littérature coréenne traduites et les départements universitaires consacrés à la langue coréenne.

L’exposition propose aussi du contenu interactif et vidéo. Ici, une visiteuse regarde la pièce de théâtre « Nongae ». © Lee Ji Yae / Korea.net

L’exposition propose aussi du contenu interactif et vidéo. Ici, une visiteuse regarde la pièce de théâtre « Nongae ». © Lee Ji Yae / Korea.net


L’exposition met aussi en lumière le rôle des bibliothèques dans le processus de diffusion des contenus coréens. Si les séries et les films coréens ont créé de nouvelles histoires à partir de documents anciens, c'est grâce à l'existence de lieux qui ont rassemblé et préservé ces archives. Les bibliothèques deviennent dont des plateformes qui ne se limitent pas à la préservation du patrimoine culturel, mais qui explorent les possibilités de nouvelles cultures.

ljyhwa@korea.kr