Par les Journaliste Honoraire de Korea.net Danielle TARTARUGA et Nathalie FISZ de France
Intriguées par un projet assez singulier de voyage en Corée, Nathalie et moi avons eu la même idée, au même moment : en savoir davantage sur le périple en question et les motivations de trois frères, qui veulent relier en voiture la France et la Corée !
Nous avons donc questionné la fratrie, chacune ayant ses propres questions, et décidé de mettre l’intégralité des réponses dans cet article commun !
Les frères PHILIPPE ont déjà traversé 11 pays et parcouru 22 700 km , il leur reste selon l’itinéraire qu’ils pourront choisir ( compte tenu des tensions internationales et du contexte de guerre ) environ 30 000 km avant d’arriver à destination.
Danielle (1) : Vous êtes tous les trois Français, mais vous avez un lien fort avec la Corée, pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?
Notre père est Français et notre mère est Coréenne, et l’on se considère et comme Français, et comme Coréens. Bien sûr, puisqu’on a grandi en France, on connaît mieux la culture française, mais on porte tous les trois la Corée dans notre cœur.
Les trois frères enfants en Corée et actuellement en route vers la Corée. ⓒ Les frères Philippe
Danielle (2) : Quel est votre parcours (individuellement), pourriez-vous nous parler un peu de vous ?
François Dji-Yon a fait des études d’anthropologie sociale et culturelle. Son dernier mémoire portait sur un projet d’agrobiologie au Sénégal, dans lequel son intérêt pour la permaculture s’est développé.
Après cela, il a vécu dans une communauté internationale établie dans le nord de la France, en tant que bénévole, comme professeur de FLE (Français Langue Etrangère) et prenant part à un projet d’aviculture biologique.
Il y a trois ans, il entamait le premier voyage France-Corée, en auto-stop, pendant lequel il s’est finalement arrêté en Turquie, où il s’est installé pour près d’un an.
Passionné de littérature française et d'ethnologie, sa curiosité le pousse à toujours vouloir en savoir plus sur les traditions, spiritualités et gastronomies des peuples qu’il rencontre.
Stéphane Dji-Sung travaillait comme technico-commercial jusqu’à ce qu’il quitte ce travail pour s’investir dans le projet d’agrobiologie du Sénégal pendant un an, le même que celui dans lequel François Dji-Yon se trouvait auparavant. Avant d’y aller, il a d’ailleurs accompagné son frère aîné en auto-stop de France jusqu’en Grèce.
Compositeur de musique électronique, son intérêt croît également pour l’art visuel au fur et à mesure des années. Dans notre voyage, c’est notamment lui qui pilote le drone.
Michel Dji-Youn a fini son école de montage et de cinéma à Paris et considère à quelques égards ce temps de voyage comme la continuité de sa formation en arts visuels, dans lesquels il évolue depuis de nombreuses années.
Passionné de cinéma, il est le réalisateur de notre série-documentaire.
On partage tous les trois une certaine soif d’aventure, et une passion pour l’histoire, dont on parle souvent lors de nos longs trajets sur la route.
François Dji-Yon, au chalet de notre enfance, Alsace ⓒ Les frères Philippe
Stéphane Dji-Sung, près du Monte Baldo, Italie ⓒ Les frères Philippe
Michel Dji-Youn, en Cappadoce, Turquie ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (1) / Vous avez dit que vous-vous étiez promis de faire un jour le tour du monde tous les trois. A quelle occasion vous faisiez-vous cette promesse ? Quand vous partiez en forêt ensemble quand vous étiez enfants, adolescents ou jeunes adultes ?
Enfants, on se disait souvent qu’on allait plus tard partir à l’aventure, voire faire “le tour du monde” ensemble.
On se le disait régulièrement, sans qu’il y ait eu un moment de promesse solennelle en particulier.
On en parlait parfois en allant en forêt, ou encore quand on regardait “Pékin Express” en famille.
Nathalie (2) : Vous avez de l’intérêt pour la nature et pour l’agriculture. Est-ce que cela vient du fait que vous n’êtes pas originaires d’une grande métropole ?
Notre intérêt pour la nature vient certainement du fait qu’on a grandi directement à côté de la forêt : dès notre plus tendre enfance, on grimpait dans les arbres, on se lançait des pommes sauvages dessus, on construisait des cabanes, etc.
Quant à l’agriculture, on s’y est intéressés beaucoup plus tard. François Dji-Yon de par un voyage au Sénégal où il a passé quelques mois dans un projet d’agrobiologie, Stéphane Dji-Sung en cherchant à cultiver ses propres produits, sans pesticide. Et de manière générale, toute la famille s’y est mise à peu près en même temps, encouragée par la lecture d’ouvrages sur la permaculture, et par la joie toute simple de mettre la main à la terre et d’en récolter le fruit.
Nathalie (3) : Est-ce le mode de vie des agriculteurs, qui vous intéresse ? les agriculteurs eux-mêmes, les produits de la terre (fruits, légumes), les deux ? Pensez-vous que la Corée serait sensible à vos centres d’intérêt ?
On aurait tendance à dire que tous ces éléments-là nous intéressent, puisqu’ils font partie d’un ensemble.
On pense qu’il y a en Corée des personnes sensibles à ces problématiques, et l’on a d’ailleurs au Sénégal découvert des techniques d’aviculture et d’élevage biologiques “à la coréenne”, c’est-à-dire selon un modèle élaboré en Corée.
Autrement, il y a en Corée de nombreuses communautés paysannes, notamment dans le Jeolla-do, et l’on pense qu’on y apprendra beaucoup !
Danielle (3) : Comment est né le projet de réaliser ce long voyage ensemble ? Quelles sont vos motivations ?
Enfants, on se disait souvent qu’on allait voyager, voire faire le “tour du monde” ensemble, mais sans que ce ne soit une véritable promesse au sens solennel du terme.
Il y a trois ans, François Dji-Yon se lançait dans l’aventure en auto-stop, vers l’Est, et Stéphane Dji-Sung le rejoignait jusqu’en Grèce. Le voyage ayant finalement été stoppé en Turquie, ils envisageaient de le “continuer” depuis la Turquie, quand nous est naturellement venue l’idée de le “recommencer” depuis l’Alsace, tous les trois, ensemble.
Outre la présence de Michel Dji-Youn avec nous, c’est aussi la dimension de tournage de la série-documentaire qui change la dynamique de ce voyage-là.
Toits d'un temple, Corée ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (4) : François Dji-Yon et Stéphane Dji-Sung, vous étiez déjà partis ensemble ? à quel moment Michel Dji-Youn vous a-t-il rejoint exactement ?
On était déjà partis ensemble en 2019 en auto-stop, voyageant de France jusqu’en Grèce tous les deux. On partage d’ailleurs quelques archives de ce 1er voyage dans notre 3e épisode.
Stéphane Dji-Sung s’est arrêté à Athènes, puisqu’il devait rentrer pour se préparer à partir au Sénégal pour un an. François Dji-Yon a continué jusqu’en Turquie, où il a finalement interrompu le voyage pour s’installer là-bas.
L’été 2020, tous deux sont rentrés en Alsace, d’où la fratrie au complet est repartie au printemps 2021 pour reprendre ensemble le voyage France-Corée.
Nathalie (5) : A quelle date ce voyage tous les trois a-t-il commencé exactement ?
Nous sommes partis le week-end de Pâques, début avril 2021.
Danielle (4) : Quels sont les pays que vous allez traverser ? Vous êtes-vous fixés une date particulière pour arriver en Corée ? Quels sont les moyens techniques dont vous disposez pour ce long voyage ?
Pour l’instant, on a traversé la Suisse, le Nord de l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Grèce, la Turquie, et on est désormais en Géorgie.
Notre itinéraire dépend notamment des frontières qui s’ouvriront ou non pour nous, mais dans la mesure du possible, on veut passer par l’Asie centrale et par la Mongolie !
De même pour les dates, elles dépendent du voyage et l’on reste ouvert à toute opportunité, rencontre ou changement de plan de dernière minute. Mais dans les grandes lignes, on aimerait arriver en Corée dans l’année qui vient.
Chalets de bois au style architectural traditionnel, Slovénie ⓒ Les frères Philippe
Danielle (5) : Quels sont les événements ou les moments qui vous ont le plus marqués à ce jour ?
C’est une question très difficile ! On a vécu de très belles choses dans chaque pays, mais si l’on devait en mettre certains en avant, on pourrait dire que nos gros coups de cœur ont été la Suisse, la Slovénie, la Grèce et la Turquie !
La Suisse nous a émerveillés de par ses lacs, ses montagnes et la singularité culturelle de chacun de ses cantons.
Dans les forêts slovènes, on a vécu une expérience unique dont on ne dit pas plus ici, mais qu’on vous laissera découvrir à travers un nouvel épisode qui arrivera bientôt.
Quant à la Grèce et la Turquie, on est non seulement tombés amoureux des paysages de ces pays, mais également des peuples qui les habitent, reconnaissants de leur hospitalité et appréciant leur gastronomie.
Danielle (6) : Vous avez prévu de réaliser des vidéos ( Série de 24 épisodes « Fils d’Orient et d’Occident » ) afin de partager votre périple avec les internautes, quelle sera la fréquence de diffusion de celles-ci et pensez-vous avoir les moyens techniques sur place pour pouvoir travailler sur ces films tout au long du parcours ?
Pour l’instant, on est en quelque sorte en trêve hivernale en Géorgie, où on se focalise sur l’avancement de nos premiers documentaires.
On publie un épisode chaque jeudi soir à 18h (heure de Paris) sur notre chaîne :
www.youtube.com/lesfreresphilippe Quant aux prochains, on ne sait pas encore comment on va faire. En général, lorsqu’on ne fait que voyager sans vraiment se poser quelque part, il nous est vraiment difficile de finaliser nos épisodes : on est parfois sans électricité, parfois à la belle étoile, etc.
Route, vue du drone, Grèce ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (6) : Comme vous avez tous les trois une activité professionnelle : comment vous êtes-vous organisés d’un point de vue professionnel : avez-vous posé une année sabbatique ? Avez-vous négocié avec vos employeurs ?
L’aîné donne des cours de français en ligne, qu’il peut suspendre ou reprendre selon les cours qui lui sont proposés. Stéphane Dji-Sung avait déjà quitté son travail pour s’investir dans un projet d’agrobiologie au Sénégal et Michel Dji-Youn sortait tout juste de son école de cinéma, après laquelle il avait travaillé en tant que monteur sur une série documentaire pour un contrat à durée déterminée.
Danielle (7) : Tenez-vous à jour un carnet de route ? Je sais que vous avez monté un projet avec une école, pouvez-vous nous le présenter rapidement ?
Les deux aînés tiennent un journal de voyage, pour l’instant assez personnel, mais on réfléchit à ce qu’on en fera par la suite. Quant à l’école de notre ville, on lui partage régulièrement des carnets de voyage, dans lesquels on explique aux enfants en quoi consistent les régions ou pays que nous traversons (langue, gastronomie, histoire, géographie, etc.), puisque notre voyage sert de colonne vertébrale au projet pédagogique du périscolaire.
Danielle (8) : Avez-vous des sponsors ou des partenaires Français ou Coréens ? En cherchez-vous ?
On cherche activement des sponsors et partenaires. C’est difficile, et pour l’instant, rien n’a vraiment été concluant.
On ne veut s’associer qu’avec des partenaires avec lesquels on partage des valeurs communes, beaucoup d’entreprises qu’on apprécie n’ont pas les moyens de soutenir financièrement ce projet, et enfin, notre projet ne connaît pas encore une grande visibilité, raison pour laquelle certaines entreprises ne voient pas encore d’intérêt à nous soutenir.
Dolomites, Italie ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (7) : Comment financez-vous ce voyage ?
La majeure partie du budget provient de nos économies personnelles. On a aussi dû revendre pas mal de matériel pour financer le voyage.
Heureusement, on a aussi le soutien précieux d’amis et de proches !
D’ailleurs, pour ceux qui ont à cœur de soutenir cette aventure, c’est possible de le faire : voir en fin d’article, les liens vers nos pages Facebook et Tipeee.
Danielle (9) : Est-ce que quelqu’un vous attend à votre arrivée en Corée ? Quelle ville allez-vous rejoindre dans un premier temps ? Allez-vous séjourner en Corée ?
Quand on arrivera en Corée et avant d’aller explorer la péninsule et les nombreuses îles qui l’environnent, on ira tout naturellement auprès de notre famille, dans le Jeolla du Sud, dans le village de notre grand-père aux pieds de Wolchulsan, et chez nos oncles et tantes à Gwangju. On a aussi de la famille à Busan, où est née et a grandi notre mère.
On n’a pas encore vraiment de plan précis, mais a priori on aimerait rester au minimum quelques mois en Corée, pour se laisser le temps de mieux apprendre la langue, et s’imprégner de la culture.
Par ailleurs, on veut vraiment aller dans chaque région, et tenter au mieux de comprendre ce qui fait la singularité culturelle de chacune d’entre elles.
Mosquée Çamlıca, Istanbul, Turquie ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (8) : Dans quelle région de Corée êtes-vous allés enfants, dans quelle ville ? Est-ce une région de mer ? ou de montagne ?
On a surtout visité les régions où notre famille habite, à savoir le Jeollanam-do, et le Gyeongsang du Sud près de Busan. En Corée, la mer et la montagne se tutoient et on a des souvenirs de marchés aux poissons près de la mer comme de temples bouddhistes reculés dans les montagnes.
Nathalie (9) : De quand à quand êtes-vous allés en Corée, à quelles occasions (vacances scolaires) et quel âge aviez-vous ?
On y est allés tous les 2-3 ans lors des vacances d’été, de 1995 à 2010, année où a eu lieu notre dernier voyage en famille. Respectivement de bébé à 15, 14 et 12 ans.
Nathalie (10) : Quand vous alliez en Corée enfants : que faisiez-vous ? étiez-vous aussi en contact avec la nature ? est-ce que vous aviez des ami.es avec lesquels vous êtes restés en contact ?
On allait chez nos grands-parents, vivant dans un petit village d’agriculteurs et d’éleveurs du Jeollanam-do. On était donc aux pieds de la montagne Wolchulsan, jouant dans les fermes et dans les rizières.
Notre famille nous a fait visiter une multitude d’endroits et on allait souvent se baigner dans les rivières, visiter des temples bouddhistes dans les montagnes, etc.
À vrai dire, la Corée est si différente de la France que même de simples phénomènes climatiques étaient pour nous dépaysants, comme les soudaines «moussons » qui nous faisaient nous réfugier à l’intérieur.
C’est aussi en Corée qu’on a découvert la vie nocturne, nos oncles nous emmenant souvent en ville pour aller au restaurant après leur travail à la ferme.
Un petit peu plus grands, on insistait pour les aider à la ferme, et on a de très bons souvenirs de travail avec eux, et avec nos grands-parents.
Bien sûr, on a aussi joué avec les enfants du village, mais malheureusement on n’est pas restés en contact avec eux.
Dolomites, Italie ⓒ Les frères Philippe
Nathalie (11) : Depuis combien d’années n’êtes-vous pas retournés en Corée ?
En 2010 a eu lieu le dernier voyage en famille.
Un an après, notre mère et François Dji-Yon sont retournés brièvement en Corée pour voir notre grand-mère malade.
Plus tard, l’aîné y est retourné seul en 2015, et Stéphane Dji-Sung de même en 2017 et 2019, où il a visité toutes les régions de Corée du Sud.
Nathalie (12) : Que pense votre maman et vos parents ou votre famille en général de votre projet ?
De manière générale, tout le monde nous encourage. Nos parents n’étaient déjà pas craintifs de base, et ils ont désormais l’habitude de nous voir voyager à l’étranger pour de longues périodes.
Nathalie (13) : Quand vous arriverez en Corée, quels endroits aimeriez-vous absolument visiter ?
Quand on arrivera en Corée, on prévoit de voir toutes les régions et notamment celles qu’on ne connaît que peu. Entre autres, on pourrait par exemple citer l'île de Jeju (Stéphane Dji-Sung y était allé, mais seulement 3 jours, et sous un froid de canard), la montagne de Seorak, la ville de Gyeongju, l'île d'Ulleung, les nombreuses îles qui environnent la péninsule, etc… Bien sûr, on aimerait davantage connaître Busan, où notre mère est née et a grandi, et Séoul, capitale qu’on ne connaît que trop peu !
En général, notre idée est de visiter toutes les régions et de s’imprégner au maximum de chaque culture locale, pour comprendre quelle est la singularité culturelle de chacune d’entre elles, tant au niveau topographique que dialectal ou gastronomique !
Nathalie (14) : Votre ennemi de voyage, est le coronavirus, à présent, la guerre en Ukraine bouleverse non seulement l’Europe, mais toute la planète, pensez-vous modifier votre trajet, voire votre projet ?
On est partis en se disant que l’itinéraire allait varier selon les opportunités, les rencontres, les frontières ouvertes ou fermées, et on s’adapte aux conditions du voyage.
La seule chose qui nous semble dommage est que la France et la Russie voient leurs relations se détériorer, ce qui n’ira pas pour nous aider si l’on doit passer par le territoire russe avant et après la Mongolie.
Nathalie (15) : Stéphane Dji-Sung, vous dites aimer la musique électronique, en Corée, vous pourriez partager votre passion, y avez-vous pensé ?
Bien sûr ! La composition me manque parfois pendant ce voyage, et je serai ravi lorsque je recommencerai en Corée ! Pour l’instant, je profite de ce temps de recul pour me ressourcer artistiquement et je souhaite aussi puiser mon inspiration dans les différentes cultures que nous rencontrons.
Nathalie (16) : Un projet d’Ecole vous anime quand vous serez en Corée, quelles institutions allez-vous mobiliser ? est-ce seulement des institutions coréennes ou françaises ?
Pour l’instant, on n’a aucun plan précis, mais l’on reste ouvert à toute opportunité.
Nathalie (17) : Si l’occasion se présente de rester en Corée, que ferez-vous ?
Rester en Corée, ne serait-ce que quelques mois, nous semble être une continuité logique du voyage, puisqu’on veut passer du temps avec notre famille coréenne, mieux apprendre la langue, et mieux nous imprégner de la culture.
Nathalie (18) : Vous avez dit faire un parcours initiatique ou une quête, quand vous aurez accompli ce voyage aurez-vous « comblé » cette seconde partie de votre identité ?
On vit ce rite initiatique en vue de grandir à de nombreux égards, mais bien sûr la maturation ne s’arrêtera pas là, et après ce rite-là continuera la succession des rites de passage qui rythment nos vies.
Et pour être plus précis quant à la question de ce voyage jusqu’en Corée pour nous, le fait de fouler la péninsule ne sera qu’une première étape, que l’on veut suivie d’un apprentissage plus profond de la langue, de temps de qualité avec la famille et des amis coréens, de temps où l’on peut se connecter et à la nature, et à la culture de la Corée.
Les frères Philippe enfants en Corée ⓒ Les frères Philippe
Danielle (10) : Au-delà de l’expérience du voyage partagé, des vidéos qui seront diffusées, le voyage interne sera quant à lui sûrement ressenti différemment par chacun de vous, prévoyez-vous également de partager cette expérience-là, au travers d’un livre, d’un recueil ou autre récit ?
On y pense, mais pour l’instant, rien de sûr et certain.
Ce serait l’occasion d’entrer dans les détails, de raconter des anecdotes, dire des choses dont les vidéos ne rendent pas compte, et être plus exhaustifs.
A priori, on pense à partager un livre photo !
Un grand merci à vous trois et tous nos vœux de pleine réussite !
Nous allons continuer à rêver grâce à vos magnifiques vidéos … en attendant ce livre de photos annoncé !
Informations complémentaires :
Nous soutenir :
https://fr.tipeee.com/les-freres-philippe
Série documentaire disponible ici :
www.youtube.com/lesfreresphilippe
Photographies de ce périple :
www.instagram.com/lesfreresphilippe
Suivre nos actualités :
www.facebook.com/LesFreresPhilippe
Articles parus dans la presse régionale sur le périple des trois frères Philippe :
https://www.dna.fr/culture-loisirs/2020/10/13/trois-freres-sur-la-route-de-la-coree-du-sud
Insolite : trois frères alsaciens en route vers la Corée du Sud ...
https://www.jds.fr/magazine/actu-magazine/le-periples-des-3-freres-philippe-270188_A
https://www.dna.fr/magazine-tourisme-et-patrimoine/2021/09/08/diaporama-uffholtz-le-voyage-initiatique-des-trois-freres-philippe-sur-deux-continents
* Cet article est rédigé par un journaliste honoraire de Korea.net. Notre groupe des journalistes honoraires est partout dans le monde, pour partager sa passion de la Corée du Sud à travers Korea.net.
etoilejr@korea.kr