Par Pauline Legaillard
Le 20 septembre 2025, G-Dragon, est remonté sur la scène de La Défense Arena de Paris.
G-Dragon, qu’on ne présente plus puisqu’il a comme surnom « King of K-pop », ce titre n’est pas car il est le premier à avoir fait de la K-pop, ni car il a été le premier artiste solo ou fait partie d'un des premiers groupes de K-pop. Non ce surnom lui a été attribué par les fans mais aussi par l’industrie musicale elle-même par rapport à tout ce qu’il a pu accomplir au cours de sa carrière. Sur beaucoup de sujet, G-Dragon a été le premier Coréen mis en avant, notamment pour les Fashion Week. Il a été avant-gardiste et c’est tout cela qui fait sa renommée aujourd’hui.
Cette fois il n’était pas là pour le Gala des Pièces Jaunes mais pour sa propre tournée solo, intitulée UBERMENSCH WORLD TOUR.
La date de Paris fut la seule date européenne de cette tournée, qui entame sa phase 4 en novembre.
G-Dragon et le chiffre 8 c’est une longue histoire d’amour. Tellement une histoire d’amour que ce concert est le premier depuis son premier passage en 2017 pour sa tournée ACT III: M.O.T.T.E WORLD TOUR, soit huit ans et huit jours après.
G-Dragon devient donc le premier artiste coréen solo à performer à guichets fermés dans la salle de La Défense Arena.
© Pauline Legaillard
Le concert débute peu après 19h30, la salle devient rouge, les lightsticks se sont synchronisés, c’est le départ avec l’arrivée de G-Dragon sur scène avec
Power, chanson titre de son dernier album. Suivi ensuite par
Home Sweet Home qui avait déjà unis tout le monde en janvier, et dont le succès n’est plus à prouver, d’autant plus que pour les parties de Taeyang et Daesung, des vidéos de ces derniers ont été intégrés au concert.
Par la suite, un léger retour en arrière avec
Michigo, puis
One of a Kind et enfin l’ambiance déjantée de
Crayon.
Puis s’est suivi la projection d’une première vidéo revenant sur les pensées de G-Dragon, les combats qu’il a du mener, que ce soit mentalement comme physiquement mais aussi médiatiquement. Une vidéo revenant donc sur son passif et son absence de huit ans mais aussi sur le fait qu’il se sent mieux dans sa peau maintenant et qu'il a donc pu faire son comeback.
Retour par la suite à la raison de cette tournée avec une chanson de son dernier opus :
Bonamana.
Apres cette vidéo et cette chanson, changement d’ambiance dans la salle. G-Dragon enchaine et arrive le premier coup de vieux :
Butterfly.
Puis l’ambiance repart avec la chanson
I Love It, son en featuring avec Zion.T, et continue avec
Who You,
Today et enfin explosion d’ambiance et de confettis avec
Crooked.
Dans la salle, ça chante, ça danse : ça vit et profite du moment présent.
Il s’est même rapproché des fans en descendant dans le crash, ce qui a eu pour conséquence de créer des mouvements de foules et une surréaction de l’équipe de sécurité.
Nouvelle projection de vidéo, toujours pour expliquer son vécu et arrive la chanson
A Boy performé par les mythiques The Band Six et dont le clip est projeté en même temps.
Surprise, le beatbower Wings apparait à l’écran pour reprendre une chanson puis à la fin de cette dernière, G-Dragon réapparait sur la scène pour performer, et là à nouveau un coup de vieux, son tube
Heartbreaker, suivi par
Bullshit et retour au sujet du concert avec
Take Me. Mais le tout dans un costume signé Chanel.
N’est pas G-Dragon sans Chanel et forcément, qui dit date à Paris, dit nouvelle tenue pour le concert venant de la maison de haute couture.
© Pauline Legaillard
Il a enchainé ensuite avec
Too Bad et une exclusivité, un mashup unique à la date de Paris, avec
Lady Marmelade et
Like I Love You.
G-Dragon tente d’évoquer au public de la salle l’histoire derrière ce nouvel album, cependant entre les « popolopop » que G-Dragon confond avec
Bang Bang Bang et dont les fans reprennent sur ce dernier par la suite, ce dernier n’a pas pu aborder confortablement le processus de son dernier opus. Ce dernier s’étant perdu lui-même dans ses pensées et sur son prompteur.
Il relance donc le concert, en annonçant que c’est la dernière chanson avec
Drama. Sans feu d’artifice, l’homme sur scène est G-Dragon mais aussi Kwon Ji Yong.
Puis arrive l’encore. Après un moment (un peu trop long) d’attente, G-Dragon revient sur scène pour performer
Can’t Help Falling in Love puis arrive le plus gros coup de vieux :
This Love. Chanson durant laquelle là encore G-Dragon a tenu a se rapprocher le plus des fans en allant au plus proche des gradins et à nouveau dans le crash pour voir les fans de la fosse.
Il continue ensuite avec
BELONGIIU et ensuite sur la musique de
Gyrodrop il y a la présentation de l’équipe (groupe et danseur). Une nouvelle vidéo et les larmes, car la fin du concert se rapproche à grands pas.
Si les larmes n’avaient pas encore coulé, G-Dragon tente de vous les arracher avec
Untitled en dernière chanson.
Dans sa globalité, G-Dragon a démontré à nouveau la raison pour laquelle il est légitime pour le titre de King of K-pop. Il s’est aussi ouvert aux personnes dans la salle en exprimant des sentiments via les vidéos qu’il n’avait pas pu faire auparavant.
Mais aussi que tout est pensé aux moindres détails. La scénographie et les vidéos étaient très bien pensées, malheureusement parfois peut être un peu trop longue, mais rien de bien méchant. Le principal et c’est ce qui fait la plus grande différence avec son concert à Bercy de 2017, cette fois sur scène les fans ont pu voir un G-Dragon qui va beaucoup mieux et ça s’est vu et cela a fait plaisir aux fans.
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