Dans le cadre de son année Corée, le musée Guimet propose une très belle programmation ouverte à tous. L’occasion de découvrir un spectacle de danse recréé dans une version spéciale pour le musée, le 16 avril prochain.
Dancing Dance for me explore la relation entre film et danse d’une manière inédite. La danse se glisse au cœur même de la projection. Coproduite par le ballet Preljocaj, du chorégraphe français Angelin Preljocaj, et le festival du film français de Jeju, cette œuvre incarne l’essence du travail chorégraphique de Sun-A Lee.
Il s’agit d’une projection chorégraphique au croisement du mouvement, de la musique et du cinéma, dans laquelle le personnage principal revit une séparation amoureuse et porte un regard intime sur sa propre histoire, face aux images.
Un jeu de miroirs se crée ainsi entre l’écran et la scène : la danseuse semble se dédoubler, troublée par son propre récit. En se glissant dans les arrêts sur image, elle fait résonner dans son corps les émotions du personnage, prolongeant par la chorégraphie l’œuvre cinématographique.
Si le court-métrage de Kyeong-yeob Choo évoque une guérison sentimentale, la danse relie les différentes séquences du film, volontairement remixées par le réalisateur, qui en déconstruit le récit au montage.
La dernière danse, dans le froid d’une forêt enneigée, apaise les désarrois de l’ancien amant. Mais sur scène, la danseuse replonge dans ses propres souvenirs et soigne à son tour ses blessures. C’est en dansant qu’elle se réapproprie son histoire, son présent et son avenir.
Merci au Musée Guimet qui, à l’occasion de son année consacrée à la Corée, met en lumière des aspects encore peu connus de la création artistique coréenne.
Diplômée en chorégraphie de la Korea National University of Arts, à Séoul, Sun-A Lee remporte en 2007 le Prix de l’Ambassade de France au festival Yokohama Dance Collection. Coproduite par la Korea National Contemporary Dance Company et l’Arts Council Korea, elle a également collaboré en France avec les Centres chorégraphiques nationaux de Caen, d’Aix-en-Provence et de Biarritz.
Kyeong-yeob Choo a travaillé sur trente-trois longs métrages entre 2011 et 2025, dont une série de quatre films intitulée Dancing Woman, réalisée avec des chorégraphes contemporains coréens. En 2021, son film Green Night reçoit le prix de l’Association coréenne des directeurs de la photographie au Festival international du film de Busan. Il enseigne au département des médias audiovisuels de l’université Dongseo, à Busan.
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