La chanteuse Jung You sook et Hervé Péjaudier. © Musée Guimet et K-Vox Festival
Par Nathalie Fisz
Eolssigu (얼씨구, quelle joie). Johda (좋다, ça me plait). Sarangga (사랑가, chant d’amour). Ces prochains jours, nous allons prononcer ces mots avec ferveur.
Le musée Guimet acceuille, du 24 au 26 avril, plusieurs événements dédiés à l’art coréen du récit chanté, le pansori, en collaboration avec la 14e édition du K-Vox Festival et du centre culturel coréen de Paris. Le musée national des arts asiatiques propose à l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée plusieurs expositions et évènements exceptionnels dédiés à la Corée afin d’inviter le public à « découvrir les multiples visages d’une culture à la diffusion mondiale, en perpétuant le dialogue entre innovations et traditions séculaires ».
J’ai la chance d’
avoir assisté à des représentations de pansori dans le passé, grâce au K-Vox Festival, dont le connais la directrice, Han Yumi, car elle a été ma professeure au centre culturel coréen. Elle a accepté de répondre à mes questions en me présentant ses nouvelles fonctions et ses activités, ainsi que les grandes héroïnes classiques coréennes.
Découvrons sans tarder la programmation du musée Guimet pour ce week-end du Pansori qui s’annonce riche en culture et en émotions !
Extrait du film « Le chant de la fidele Chunhyang » (2000), d’Im Kwon-taek. © Musée Guimet
Le genre artistique du pansori est apparu au XVIIIe siècle, au cours de la période Joseon. « Pan » signifie place publique, quand « sori » signifie bruit, chant. Le myeongchang qui est le chanteur (ou la chanteuse) interprète debout tous les personnages et mime les décors avec son éventail. Cet art coréen du récit chanté est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis 2003.
Une conférence sera donnée à Paris, le 18 avril par Han Yumi et son conjoint Hervé Péjaudier, à la librairie Le Phénix. Traducteurs, Ils présenteront et commenteront la parution en français de
Chunhyangga dans une version annotée établie par la professeure Choi Hyejin.
Chunhyangga est le plus grand des classiques coréens, le plus long des pansoris. Ce rendez-vous sera une belle entrée en matière pour ce weekend du pansori prévu au musée Guimet.
Le pansori « Chunhyangga » sera présenté le 24 avril 2026 au musée Guimet. © Musée Guimet
Vendredi 24 avril - spectacle « Le dit de Chunhyang, épouse fidèle »
C’est un roman et un très célèbre pansori qui présente une histoire d’amour qui se déroule au 18e siècle, sous le règne de la dynastie Joseon. Seong Chun-hyang, fille unique d’une ancienne courtisane, et Yi Mongnyong, jeune aristocrate, sont âgés de 16 ans et habitent Namwon, dans le sud de la Corée. C’est le jour du Dano (le 5e jour du 5e mois lunaire) qu’ils se rencontrent. Malgré la différence de classe sociale et à l’insu de tous, ils se marient et se jurent fidélité. Leur amour est bientôt contrarié car Mongnyong doit partir à Séoul suite aux changements de fonctions de son père. Chun-hyang reste à Namwon et doit subir l’autorité cruelle du nouveau gouverneur Byun mais refuse de devenir sa courtisane. Elle sera délivrée quand Mongnyong ayant réussi ses concours, revient à Namwon.
Le public découvrira la version intégrale de ce pansori. L'œuvre, d’une durée de deux heures et demie, sera interprétée par la chanteuse Jung You sook, enseignante de pansori. Elle sera accompagnée par le joueur de tambour Kim Ji won. La version présentée au musée a été composée par Jung You Sook elle-même et sera jouée en coréen avec une régie surtitrage de Han Yumi, et une présentation de Hervé Péjaudier.
Extrait du film « Le chant de la fidele Chunhyang » (2000), d’Im Kwon-taek. © Musée Guimet
Samedi 25 avril - conférence et projection de
Le chant de la fidele Chunhyang (2000), d’Im Kwon-taek
Han Yumi et Hervé Péjaudier présenteront l’art du pansori au public, avec des lectures par Auriane Villela et Benjamin Bertocchi (que nous retrouverons dans un autre pansori), et la participation d’Isabelle Genlis. Cette conférence sera suivie d’une rencontre avec signatures, autour de la sortie de
Chunhyangga. Le public qui n’a pas pu assister à la conférence à la librairie Le Phénix, ou qui au contraire veut revoir cette conférence, pourra le faire ici dans le cadre prestigieux de l’auditorium du musée Guimet.
Hervé Péjaudier présentera
Le chant de la fidele Chunhyang, ce long-métrage d’Im Kwon-taek sorti en 2000, qui a été le premier film coréen en compétition au festival de Cannes. Reprenant le récit original du pansori
Le dit de Chunhyang, épouse fidèle, le film reconstitue la Corée ancienne, en alternant avec des scènes contemporaines dans lesquelles Cho Sang-hyun, véritable chanteur de pansori, interprète l’histoire selon la tradition.
Le dit du bon Heungbo et de son odieux frere nolbo de gauche à droite Hervé Péjaudier et Benjamin Bertocchi. © K-Vox Festival
Dimanche 26 avril - spectacle
Le dit du bon Heungbo et de son odieux grand-frère Nolbo
Heungbo, un homme doux et pauvre, est chassé de chez lui par son riche et cruel frère Nolbo. Malgré la misère, il sauve une hirondelle blessée qui le récompense avec un pépin de courge magique lui apportant la fortune. Jaloux, Nolbo tente de l’imiter, mais ses manœuvres attirent sur lui une série de châtiments infligés par les dieux. Le récit mêle humour et tragique et s’achève sur une fin heureuse.
Il s’agit d’un pansori classique coréen conté en français à deux voix, en version intégrale. Il sera interprété par Benjamin Bertocchi dans le rôle du bon Heungbo et par Hervé Péjaudier dans le rôle de l’odieux grand-frère Nolbo. C’est un spectacle tous publics présenté aussi à l’occasion du Festival Rêves d’enfants, au centre culturel coréen de Paris. C’est l’un des contes traditionnels les plus emblématiques de la culture coréenne.
Han Yumi et Hervé Péjaudier lors d'une présentation des Contes et Récits de Corée. © K-Vox Festival
J’ai la chance d’avoir été une élève d’Han Yumi au centre culturel coréen de Paris. Pendant cette période, avec mes camarades, nous avons assisté à des représentations de pansori au théâtre Mandapa à Paris, comme celle du bon Heungbo et de son odieux grand-frère Nolbo. Nous avons scruté les mimiques de Benjamin Bertocchi en pauvre Heungbo que nous avons adoré plaindre, et celle de l’odieux Nolbo interprété par Hervé Péjaudier que nous avons « adoré détester » (le temps de la représentation bien entendu). Cet été, une autre camarade, Audrey,
est allée la rencontrer à Séoul, comme je le raconte dans cet article. Han Yumi travaille aujourd’hui à l’université Shinhan et est directrice du K-Vox Festival, à Paris, et de la K-Vox Academy à Séoul.
Nathalie Fisz : Le K-Vox Festival fête cette année sa 14e édition. Comment est-il né ?
Han Yumi : Le K-Vox Festival a été fondé en décembre 2012, dans un contexte où l’intérêt pour la culture coréenne en France était en pleine expansion, principalement porté par la K-pop et les K-dramas. À cette époque, alors que j’enseignais le coréen au Centre Culturel Coréen, nous avons souhaité proposer une approche complémentaire, davantage centrée sur les formes artistiques traditionnelles, et en particulier sur le pansori. L’objectif était de donner une visibilité plus large à ces arts fondamentaux, souvent moins connus du grand public, et de rappeler la richesse des racines culturelles coréennes.
Nous avons créé l’association avec mon époux et co-traducteur Hervé Péjaudier, et avons lancé ce festival, accueillant chaque année dans des lieux différents des manifestations comme des pansoris classiques ou modernes, des pièces de théâtre, des colloques, des présentations de livres, etc. Nous avons vu venir autour de nous tous les passionnés de cette culture vivante. Aujourd’hui, autour d’Hervé et moi qui assurons la direction, nous avons une petite équipe engagée et fidèle, composée de membres permanents du bureau : Benjamin Bertocchi, Auriane Vilela et Bora Shin.
À quels endroits le K-Vox festival s'est-il produit ?
Notre démarche artistique remonte à 2001 avec la création de l’association HYM, qui a progressivement évolué pour donner naissance au K-Vox Festival-Voix coréennes. Nous avons développé de nombreuses collaborations et présenté nos projets dans des cadres prestigieux, bien au-delà du centre culturel coréen de Paris, qui demeure un soutien fidèle. Nous avons notamment travaillé avec de grands festivals tels que le Festival d’Automne à Paris, le Festival de l’Imaginaire ou le Made in Asia Festival de Toulouse, ou même au festival de musiques baroques de Montauban.
Nous avons également collaboré avec des institutions majeures comme le Théâtre National Populaire (TNP Villeurbanne), le Théâtre de la Ville, les Bouffes du Nord, le Théâtre du Soleil, le musée Guimet ou le musée du Quai Branly. Notre activité s’étend par ailleurs à l’international, notamment en Belgique et en Suisse, en lien étroit avec le centre culturel coréen de Bruxelles.
Nous poursuivons un travail régulier avec plusieurs festivals régionaux en France, contribuant à faire connaître la richesse des arts traditionnels coréens à un public toujours plus large.
S’agit-il de la première fois que le festival présente du pansori au musée Guimet ?
Cette année, le K-Vox Festival collabore avec le musée Guimet à travers une programmation en trois temps (avril, mai et juin), incluant notamment un week-end consacré au pansori. Ce n’est pas vraiment une première, mais plutôt un retour important. Il y a une dizaine d’années, nous avions déjà présenté au musée Guimet une conférence-spectacle intitulée La voix profonde de Corée, ainsi qu’un spectacle surtitré avec une troupe de Gwangju, Père. Plus tôt encore, le Centre culturel coréen avait collaboré avec le musée pour un concert de minyo, puis un concert de pansori interprété par la grande chanteuse An Sook-sun, dont nous avions assuré le surtitrage. Cette année, nous sommes heureux de renouer avec cette magnifique institution de référence mondiale pour les arts asiatiques, surtout avec un programme aussi exceptionnel !
Pourriez-vous nous expliquer comment ce partenariat s’est établi ?
Cette année revêt une importance particulière, marquée par la célébration des 140 ans de l’amitié franco-coréenne. Le 24 avril, nous présenterons un concert de pansori consacré à Chunhyangga, l’un des récits les plus emblématiques du répertoire classique. Traditionnellement, cette œuvre peut atteindre jusqu’à huit heures de représentation, ce qui a nécessité une adaptation pour sa présentation en France. La chanteuse Jung You-sook, confrontée aux mêmes difficultés de rencontre avec le public, a conçu une version resserrée d’environ deux heures et demie, conservant l’essentiel de la structure et de la puissance narrative de l’œuvre. Ayant eu l’occasion d’assister à cette interprétation à Séoul, j’ai proposé de la présenter en France, ce qui a ouvert la voie à une collaboration avec le musée Guimet, qui a accueilli le projet avec un grand enthousiasme.
Le public français pourra ainsi découvrir, dans ce lieu prestigieux et hautement symbolique, une version unique de ce chef-d’œuvre du pansori. Cette programmation s’inscrit dans une continuité historique forte : la première traduction française d’une œuvre coréenne,
Le Printemps parfumé (Chunhyang) de Hong Jong-u en 1892, conservée au musée Guimet, témoigne de l’ancienneté des échanges culturels entre nos deux pays. En cette année anniversaire des 140 ans d’amitié franco-coréenne, nous souhaitons rendre hommage à cette rencontre fondatrice et à sa portée symbolique.
L’ensemble de cette programmation permettra au public d’appréhender toute la richesse du pansori, patrimoine culturel immatériel de l’humanité inscrit par l’Unesco, dans un cadre muséal d’exception où se rencontrent histoire, mémoire et création vivante.
Nous remarquons l’arrivée d’un nouveau partenariat avec l’université Shinhan. Pourriez-vous nous présenter cette université, ainsi que le département impliqué dans la collaboration avec le K-Vox festival ?
En mars, j’ai été nommée professeure à l’université Shinhan, au sein du département Communication et Médias. Située au nord de Séoul, non loin de la zone démilitarisée, l’université s’inscrit dans un contexte symbolique fort, marqué par des enjeux de frontière et une aspiration à la paix.
Dans le cadre de la 14e édition du K-Vox Festival, cette nomination s’accompagne d’un soutien précieux et constant de l’établissement. L’université Shinhan se distingue par la diversité de ses formations, allant de la K-pop, la K-beauty ou le taekwondo à des filières plus académiques comme les sciences infirmières, la radiologie ou le génie mécanique, reflétant la richesse de la Corée contemporaine.
En qualité de directrice adjointe du P.A.X. Center de l’université, je mène également une mission de coopération internationale entre la Corée et la France, en m’appuyant sur mon expérience de directrice du K-Vox Festival et mon travail éditorial au sein de la collection Scènes coréennes aux éditions Imago à Paris.
Nous souhaitons enfin favoriser l’accueil d’étudiants français et renforcer les échanges entre nos établissements, dans un contexte où l’intérêt pour la culture coréenne ne cesse de croître, comme en témoigne le succès de l’exposition du musée Guimet sur la K-beauty.
Depuis quand avez-vous entrepris de travailler sur la traduction du dit de Chunhyang ?
Nous avons eu plusieurs occasions de surtitrer le pansori Chunhyang depuis 2002. Lorsqu’il s’est agi de traduire une œuvre complète et de la publier en français, nous avons choisi de nous appuyer sur la version la plus longue, d’une durée d’environ huit heures. Il s’agit de la version de l’école Dongcho, (Kim Yeon-su, 1907-1974), éditée par la professeure Choi Hye-jin, dans une traduction rythmique littéraire qui est notre « marque de fabrique », complétée par des commentaires savants aussi détaillés que possible.
Ce travail de traduction nous a demandé environ trois ans. L’ouvrage a été publié avec le soutien précieux du LTI Korea, aux éditions Imago, dont nous saluons aussi l’indéfectible soutien. À ce jour, nous avons ainsi traduit et publié quatre des cinq pansoris classiques restants, à savoir
Le dit du Palais sous les mers (Sugungga),
Le dit de Simcheong (Simcheongga),
Le dit de Heungbo (Heungboga), et donc, cette année,
Le dit de Chunhyang (Chunhyangga). Il ne nous reste plus que
Le dit de la falaise rouge (Jeokbyeokga, dans la version du chanteur Yun Jin-cheol, trésor national), que nous espérons achever d’ici la fin de l’année 2027.
Lorsque les cinq œuvres complètes seront disponibles en français, nous organiserons une grande fête pour célébrer cet accomplissement !
Résumez nous l’histoire de Chunhyang. Pourquoi cette figure est-elle si importante pour les Coréens ?
L’histoire de Chunhyang est l’un des grands récits du pansori coréen. Elle raconte l’amour entre Chunhyang, la fille d’une courtisane, et Yi Mong-ryong, fils d’un gouverneur de la ville Namwon. Malgré leur différence de statut social, ils se marient en secret. Lorsque Mong-ryong doit partir à la capitale passer les Concours, un nouveau gouverneur corrompu tente de forcer Chunhyang à devenir sa concubine. Elle refuse fermement, restant fidèle à son époux malgré les menaces et les souffrances. Finalement, Mong-ryong revient, devenu inspecteur royal secret, et rétablit la justice en punissant le magistrat et en retrouvant Chunhyang.
Cette figure est essentielle pour les Coréens car elle incarne plusieurs valeurs profondément ancrées dans la culture traditionnelle : la fidélité absolue, la droiture morale et la résistance face à l’injustice. Chunhyang est devenue un symbole de loyauté conjugale, mais aussi d’intégrité face au pouvoir abusif. Au-delà de l’histoire d’amour, elle représente donc un idéal éthique et social, ce qui explique sa place centrale dans la littérature et les arts coréens. Mais c’est aussi, et surtout, une œuvre littéraire d’une immense richesse, passant du rire aux larmes, ou de l’élégie à la satire sociale, mêlant la verve populaire la plus crue et la poésie classique la plus raffinée.
Chunhyang est-elle avec Sim Cheong, l’une des grandes héroïnes classiques coréennes ?
Oui, Sim Cheong et Chunhyang sont généralement considérées comme les deux grandes figures féminines les plus emblématiques du répertoire narratif coréen traditionnel, en particulier dans le pansori. Elles occupent une place très importante dans l’imaginaire culturel coréen, où elles incarnent deux idéaux complémentaires : Sim Cheong représente la fille exemplaire, entièrement dévouée à son père aveugle, allant jusqu’au sacrifice de soi pour lui rendre la vue. Elle symbolise la piété filiale et le don absolu. Chunhyang incarne l’épouse fidèle, qui reste loyale à son mari malgré les pressions, la corruption et les violences du pouvoir. Ces deux récits sont connus dans toute la Corée et font partie du patrimoine culturel partagé à l’échelle nationale. Ce ne sont pas de simples figures régionales, mais bien des références majeures de la tradition classique, transmises par le pansori, la littérature et les arts populaires. Ainsi, elles forment ensemble un double modèle féminin traditionnel : la fille dévouée et l’épouse vertueuse, deux piliers de l’éthique confucéenne dans la culture coréenne classique.
Qu’espérez-vous que le public français retienne de cette édition anniversaire et de cette rencontre entre les cultures française et coréenne ?
Dans un monde qui évolue rapidement, marqué par le succès du Hallyu, nous avons souhaité mettre en lumière une autre facette de la culture coréenne : celle de ses racines, dont sont issues les formes populaires aujourd’hui largement reconnues et appréciées. Nous espérons offrir au public français une meilleure compréhension du pansori, dans toute sa richesse et sa profondeur. Au-delà de la découverte artistique, cette édition se veut également un moment de partage, favorisant des échanges sincères et porteurs d’amitiés durables entre les cultures française et coréenne. Nous espérons accueillir un public nombreux pour partager un weekend si exceptionnel !
Quelques mots encore
C’est ainsi que le musée Guimet en coopération avec K-Vox Festival va mettre à l’honneur cet art du récit chanté pour nous faire découvrir toujours davantage l’âme coréenne au moins 300 ans avant l’arrivée de la vague coréenne. Du 24 au 26 avril prochains, soyez prêts à faire des chuimsae (interjections, des exclamations ou des encouragements lancés par le public lors d'une performance de pansori) pour encourager les artistes. Gardez toute votre belle énergie pour le pansori !
Présents partout à travers le monde, les journalistes honoraires de Korea.net ont pour mission de faire connaître et partager leur passion de la Corée et de la culture coréenne au plus grand nombre.
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