Journalistes honoraires

30.06.2026

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Par Christelle Symakan

Besoin d'une escapade loin de l'effervescence de Séoul ? À seulement 1h30 en car de la capitale coréenne se trouve une ville magnifique, avec des activités qui sauront vous déconnecter du mode « pali-pali ». Entre art contemporain, authenticité et grand air, je vous emmène dans la province de Gangwon pour 24 heures à Wonju.

Près de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan

Près de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan


8h30 : départ

Pour se rendre à Wonju depuis Séoul en transport en commun, deux options s'offrent à vous: le train et le car. Les trains étant tous complets j'opte pour le car qui est loin d'être moins confortable. Pour environ 18 000 wons, j'ai pu réserver en ligne mes billets aller-retour. Avec des cars réguliers au départ de quasiment toutes les gares routières de Séoul, vous avez la liberté de choisir la plus proche de chez vous.

10h15 : arrivée

Une fois arrivée à la gare routière de Wonju, en plein cœur de la ville, j'entame mon programme sans plus attendre. A la sortie de la gare se trouve l'arrêt du City Tour Bus qui permet pour seulement 5 000 wons par jour de faire le tour des grands sites touristiques de la ville et surtout d'obtenir 20% de réduction sur les billets d'entrée de ces lieux. Le billet du City Tour Bus se prend directement auprès du chauffeur et les horaires de passage sont disponibles sur un panneau à l'arrêt et sur des flyers à l'intérieur du bus.

Vue de Wonju depuis le City Tour Bus. © Christelle Symakan

Vue de Wonju depuis le City Tour Bus. © Christelle Symakan


11h30 : premier arrêt

Histoire d'entrer directement dans le vif du sujet, ma première activité se trouve en pleine nature, dans une vallée plus précisément. Il s'agit de la grande vallée de Sogeumsan et ses deux ponts suspendus de 200 et 404 mètres de longueur. A environ 100 mètres d'altitude, une vue imprenable sur la vallée s'offre à moi, le mélange parfait entre sensations fortes et calme. Je profite de l'air frais et du paysage et surtout, j'essaie d'éviter de regarder en bas !

Un des deux ponts suspendus de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan

Un des deux ponts suspendus de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan


Sur le site de Sogeumsan, deux options pour parvenir à la montagne et entamer le parcours avec les ponts suspendus: le téléphérique ou la marche. Je choisis le téléphérique pour aller plus vite et pouvoir tout faire mais il faut quand même compter minimum une heure pour pouvoir faire tout le circuit. Sur le chemin un groupe de personnes âgées qui semblent faire ce parcours tous les jours tant elles sont pleines d'énergie alors que je suis à bout de souffle.

Le téléphérique de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan

Le téléphérique de Sogeumsan, à Wonju. © Christelle Symakan


À 12 000 wons au lieu de 15 000 pour l'aller-retour, le téléphérique permet non seulement d'économiser ses forces car le parcours est assez long avec de nombreuses marches d'escaliers mais surtout le billet du téléphérique donne accès à une magnifique exposition entre 3D, animation et art interactif au Sogeumsan Media Art Center qui se trouve au premier étage. C'est l'endroit parfait pour se reposer après cette randonnée.

Le Sogeumsan Media Art Center, à Wonju. © Christelle Symakan

Le Sogeumsan Media Art Center, à Wonju. © Christelle Symakan


13h30 : deuxième arrêt

Après avoir repris le City Tour Bus, je me rends au lieu qui m'amène à Wonju. Niché dans les montagnes, loin du centre-ville, se cache un joyau architectural qui, pour les amateurs d'art, vaut vraiment le détour: le Museum San, conçu par l'architecte japonais Tadao Ando.

Le bâtiment principal du Museum San. © Christelle Symakan

Le bâtiment principal du Museum San. © Christelle Symakan


D'une superficie totale de 22 000m² avec plusieurs bâtiments dans un style minimaliste voire brutaliste, ce lieu est la concrétisation de la philosophie de l'architecte qui consiste à connecter la terre, le ciel et l'humain. Le Museum San tient entièrement sa promesse qui est de déconnecter pour connecter car tout y est pensé pour inviter le spectateur à ralentir, à respirer et à méditer.

Museum San, 2026. © Christelle Symakan

Museum San, 2026. © Christelle Symakan


Le musée propose différents billets d'entrée à partir de 23 000 wons suivant les expositions qu'on souhaite découvrir. J'opte pour le basique qui me permet de découvrir une bonne partie des expositions permanentes et temporaires. J'apprécie particulièrement l'exposition de l'artiste Lee Bae que je trouve très originale notamment parce que les visiteurs sont invités à retirer leurs chaussures pour entrer dans des salles avec le sol entièrement recouvert de papier. De plus, l'intérêt de l'artiste pour la matière mais aussi pour le noir et le contraste avec le fond blanc m'ont rappelé l'artiste Soulages dont je trouve le travail remarquable. J'aurai voulu voir l'exposition de James Turrell mais elle était fermée le jour où j’y suis allé.

Exposition de l'artiste Lee Bae, Cheong-jo Gallery, Museum San. © Christelle Symakan

Exposition de l'artiste Lee Bae, Cheong-jo Gallery, Museum San. © Christelle Symakan


Une fois ma visite terminée, je m'accorde une petite pause au café-terrasse au bord d'un point d'eau offrant un cadre des plus esthétiques.

Le café-terrasse du Museum San. © Christelle Symakan

Le café-terrasse du Museum San. © Christelle Symakan


17h30 : retour en centre ville

Après le trajet retour d'environ une demi-heure en City Tour Bus entre le Museum San et Wonju Bus Terminal, je vais à mon hôtel. Il est très facile de trouver un logement à Wonju via les plateformes classiques. J'ai pu en trouver un très confortable et à seulement 12 minutes en bus de la gare routière.

20h40 : balade nocturne

Après un peu de repos, j'entreprends de découvrir Wonju une fois la nuit tombée. En plein samedi soir, je suis surprise de découvrir des rues calmes et presque vides de monde, ce qui change radicalement de Séoul. A seulement quelques minutes à pied de mon hôtel se trouve une activité que je recommande à 100 % et qui surtout est complètement gratuite : le Gangwon Gamyeong.

Le Gangwon Gamyeong, à Wonju. © Christelle Symakan

Le Gangwon Gamyeong, à Wonju. © Christelle Symakan


Bâti en 1395 avant d'être détruit puis restauré au 17e siècle, ce lieu qui semble sorti d'un K-drama historique était le bureau du Gouverneur Provincial durant la dynastie Joseon. Aujourd'hui en plein centre-ville de l'actuel Wonju, il nous rappelle comment tradition et modernité cohabitent en parfaite harmonie dans la Corée du 21e siècle. Je l'avais aperçu plus tôt dans la journée mais le lieu est encore plus beau quand la nuit tombe et que ses lumières brillent. De plus une exposition permettant un voyage dans le temps vers le Wonju de l'époque est aussi en libre accès.

Le Gangwon Gamyeong, à Wonju. © Christelle Symakan

Le Gangwon Gamyeong, à Wonju. © Christelle Symakan


Le checkout de mon hôtel étant à midi le lendemain, j'ai pu profiter d'un repos supplémentaire avant mon départ pour Séoul. Avant de me rendre à la gare routière, je repasse par le Gangwon Gamyeong pour découvrir ses pavillons de jour cette fois-ci mais surtout pour les tampons que j'avais repérés hier. Comme pour sceller la fin de ce séjour mémorable je les ai apposés dans mon carnet, à côté d'un croquis que j'ai pu réalisé assise à l'ombre d'un des pavillons profitant de ce cadre hors du temps.

Le Gangwon Gamyeong de jour, à Wonju. © Christelle Symakan

Le Gangwon Gamyeong en dessin. © Christelle Symakan


Wonju aura su me séduire durant ce séjour court mais riche en découvertes. J'espère vous avoir donné envie de découvrir ou redécouvrir cette ville dont j'ai peu entendu parler avant d'y aller et qui pourtant vaut largement le détour. Que vous y alliez pour une journée ou plusieurs jours, je suis persuadée que vous ne serez pas déçus de votre escapade. Alors, vous faites quoi ce week-end ?


Présents partout à travers le monde, les journalistes honoraires de Korea.net ont pour mission de faire connaître et partager leur passion de la Corée et de la culture coréenne au plus grand nombre.

caudouin@korea.kr