Par Andra-Michela Pena
Du 3 au 12 juillet, Bucarest est une nouvelle fois devenue un lieu de rencontre pour des musiciens venus du monde entier à l’occasion de la 33e édition d’EUROPAfest. Des artistes originaires de 14 pays ont participé à des concerts, des concours et des jam-sessions placés sous le signe de la musique live et des échanges internationaux. Parmi les participants figurait l’ensemble coréen Ritu, dont la fusion entre jazz et traditions musicales latino-américaines a retenu l’attention du public comme du jury.
Ritu s’est qualifié pour la finale du Concours international de jazz de Bucarest et a compté parmi les artistes récompensés lors du gala d’EUROPAfest, organisé le 11 juillet. La soirée, qui s’est tenue à la Sala Luceafărul, a réuni les finalistes du concours, des musiciens invités venus de plusieurs pays et le public du festival, au fil d’un programme passant des prestations préparées à l’improvisation collective.
La Sala Luceafărul de Bucarest accueille le public à l’occasion du gala d’EUROPAfest, le 11 juillet 2026, événement de clôture de la 33e édition du festival. © Andra-Michaela Pena
La musique latino-américaine à travers une sensibilité coréenne
Le répertoire de Ritu s’appuie sur la richesse des traditions musicales d’Amérique latine. L’ensemble coréen puise son inspiration dans la bossa-nova, la samba et la Música popular brasileira, plus communément appelée MPB, tout en explorant des influences venues de Cuba, du Venezuela et du Pérou. Ces éléments sont associés à l’harmonie et à l’improvisation propres au jazz, donnant naissance à une musique sophistiquée et riche sur le plan rythmique, mais également chaleureuse et accessible.
Le groupe est composé de la chanteuse Han Kim, du pianiste Jeongwook Park, du bassiste Jonghyun Kim ainsi que du batteur et chef de groupe Hyunwoong Kim, bien qu’il se soit présenté en trio lors du concours à Bucarest. Plutôt que de simplement reproduire des styles déjà établis, les musiciens réinterprètent ce répertoire à travers leurs propres arrangements et leur sensibilité artistique. Leur présence à EUROPAfest a ainsi réuni plusieurs cultures, des artistes coréens présentant un jazz inspiré de l’Amérique latine devant un public roumain.
Ritu a accédé à la finale aux côtés du musicien bulgare Boris Petkov et de l’ensemble azerbaïdjanais Mejazz. Chacun des finalistes s’est produit lors du gala, avant que la soirée ne se poursuive avec une jam-session et la cérémonie de remise des prix.
L’ensemble coréen Ritu se produit lors du gala d’EUROPAfest à la Sala Luceafărul de Bucarest, le 11 juillet 2026. Le groupe s’est qualifié pour la finale du Concours international de jazz de Bucarest avant d’être récompensé au cours de la cérémonie de remise des prix. © Andra-Michaela Pena
D’un hommage émouvant aux rythmes brésiliens
L’un des moments les plus marquants de la prestation de Ritu a été son interprétation de
A Wish (Valentine), une œuvre du célèbre pianiste de jazz américain Fred Hersch. Le morceau était dédié à la mémoire du père de Luigi Gageos, directeur d’EUROPAfest, et sa mélodie délicate a créé une atmosphère calme et recueillie dans la Sala Luceafărul. Cette interprétation tout en retenue s’est imposée comme l’un des moments les plus émouvants de la soirée.
L’ensemble a ensuite dévoilé une autre facette de son identité musicale avec
Rodopio, un morceau associé au groupe brésilien DDG4. Ses rythmes plus vifs ont apporté une nouvelle énergie à la scène tout en mettant en lumière les influences brésiliennes qui occupent une place centrale dans le répertoire de Ritu. En passant naturellement de l’intimité de la composition de Hersch au caractère rythmique de
Rodopio, les musiciens ont démontré à la fois leur polyvalence et la cohérence de leur direction artistique.
Au cours de leur prestation, les membres ont également remercié le public pour son soutien et exprimé leur reconnaissance d’avoir atteint cette étape du concours. Leurs performances ont été chaleureusement accueillies par les spectateurs réunis à la Sala Luceafărul.
La chanteuse de Ritu, Han Kim, interprète « A Wish (Valentine) » aux côtés du pianiste Jeongwook Park et du batteur Hyunwoong Kim lors du gala d’EUROPAfest à Bucarest, le 11 juillet 2026. Le morceau était dédié à la mémoire du père de Luigi Gageos, directeur du festival. © Andra-Michaela Pena
Un dialogue international à travers le jazz
Le gala s’est poursuivi avec une jam-session réunissant des membres de Ritu et de Mejazz, accompagnés du saxophoniste polonais Maksymilian Wilk, de la chanteuse italienne Perla Palmieri et du guitariste américano-israélien Tomer Cohen. Ensemble, ils ont notamment interprété
Blue Bossa de Kenny Dorham et
Route 66, composé par Bobby Troup.
Avec sa rencontre entre jazz et rythme inspiré de la bossa-nova,
Blue Bossa correspondait particulièrement bien à l’identité musicale de Ritu.
Route 66 a quant à lui instauré une atmosphère plus ludique, laissant aux musiciens la possibilité d’échanger des solos, de répondre aux idées des autres et de faire évoluer la performance de manière spontanée. Malgré leurs nationalités et leurs parcours musicaux différents, le jazz leur a offert un langage commun sur scène.
Depuis la salle, la jam-session ressemblait moins à une prolongation du concours qu’à une célébration de la collaboration musicale. Les artistes se sont écoutés, se sont adaptés les uns aux autres en temps réel et ont créé une performance reflétant le rôle plus large d’EUROPAfest, celui d’un lieu où les musiciens peuvent se rencontrer au-delà des frontières nationales et stylistiques.
Des membres de l’ensemble coréen Ritu et du groupe azerbaïdjanais Mejazz se produisent aux côtés du saxophoniste polonais Maksymilian Wilk lors de la jam-session internationale organisée à la Sala Luceafărul de Bucarest, le 11 juillet 2026. Cette performance collective a réuni des musiciens de plusieurs pays autour de standards du jazz tels que « Blue Bossa » et « Route 66 ». © Andra-Michaela Pena
Une récompense lors de la première visite européenne de Ritu
Le gala était présenté par Svetoslav Nikolov, figure importante du jazz contemporain bulgare ayant contribué à la promotion de cette culture musicale en Europe de l’Est. Au cours de la cérémonie de remise des prix, Luigi Gageos a remis des distinctions à plusieurs artistes participants. La chanteuse italienne Perla Palmieri, l’ensemble azerbaïdjanais Mejazz et Ritu ont figuré parmi les artistes récompensés sur scène.
Ce moment revêtait une signification particulière pour les musiciens coréens, puisque leur participation à EUROPAfest marquait leur première visite en Europe. Après le gala, j’ai brièvement échangé avec les membres du groupe, qui m’ont confié avoir apprécié Bucarest, la cuisine roumaine ainsi que les personnes rencontrées pendant leur séjour. Heureux d’avoir participé au concours, ils ont également exprimé le souhait de pouvoir revenir à l’avenir.
Pour Ritu, le festival a représenté bien davantage qu’une récompense. Il a permis à l’ensemble de présenter son identité musicale à un nouveau public, de jouer aux côtés d’artistes originaires de plusieurs pays et de participer à un échange international construit autour de la musique live. À Bucarest, la sensibilité coréenne, les traditions latino-américaines et le répertoire international du jazz se sont ainsi intégrés à une même conversation musicale.
Rencontre avec les membres de Ritu après le gala d’EUROPAfest à la Sala Luceafărul de Bucarest, le 11 juillet 2026. Les musiciens ont évoqué leur première visite en Europe et leur expérience en Roumanie. © Andra-Michaela Pena
Cet article a été traduit depuis l’anglais avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle, puis relu par la rédaction de Korea.net.
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