Kim Jeongchan travaille sur une pièce dans l’atelier de HanO, à Séoul, le 28 octobre 2024. © HanO
Par Jasmin Mikolay
Le hanbok et la création contemporaine qui l’entoure seront à l’honneur à Séoul au mois d’août. Du 13 au 16 août, l’édition 2026 de la Hanbok Expo réunira à la Dongdaemun Design Plaza créateurs, artisans et marques autour du vêtement traditionnel coréen et de la place qu’il occupe aujourd’hui dans la création contemporaine.
Pour sa neuvième édition, ce rendez-vous, seul salon en Corée entièrement consacré au hanbok, se tiendra sous le thème « A Market that Makes Hanbok ». Organisé par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme et la Korea Craft & Design Foundation, il proposera des espaces d’exposition et de vente, ainsi que des programmes pédagogiques et des activités permettant au public de découvrir cet univers de manière plus immersive.
Parmi les exposants figure cette année Kim Jeongchan,
fondateur de HanO, une marque de bijoux qui réinterprète la beauté de la culture traditionnelle coréenne à travers des créations contemporaines en argent. S’inspirant des motifs et des éléments visuels du patrimoine coréen, le créateur les transpose dans des bijoux pensés pour trouver naturellement leur place dans la vie quotidienne.
À l’occasion du Hanbok Expo 2026, nous nous sommes entretenus avec Kim Jeongchan lors d’un échange par courriel mené entre le 14 juillet et le 7 août 2026. Il revient sur les débuts de son parcours créatif, la naissance de HanO, sa manière de transposer des motifs vieux de plusieurs siècles dans la joaillerie contemporaine et sa volonté de faire vivre la tradition coréenne dans le présent à travers le design.
Jasmin Mikolay : Vous vous êtes intéressé très tôt à la fois à la culture traditionnelle coréenne et à l’univers du bijou. Comment ces deux passions ont-elles fini par se rejoindre et vous conduire vers la création de bijoux ?
Kim Jeongchan : Enfant, j’accompagnais souvent mes parents dans les palais, les temples et les musées. C’est comme ça que je me suis naturellement intéressé à la culture traditionnelle coréenne. En parallèle, j’ai toujours aimé les objets brillants et les bijoux. À l’université, je tenais d’ailleurs un blog sur lequel je présentais différentes marques et collections de bijoux. Plus tard, alors que je travaillais en entreprise et observais le marché, j’ai constaté que de nombreuses marques étrangères avaient su transformer des éléments issus de leur propre culture (fleurs emblématiques, textiles ou motifs historiques) en symboles identitaires qui leur étaient propres. À l’inverse, l’offre restait relativement limitée lorsqu’il s’agissait de bijoux inspirés de la culture traditionnelle coréenne et suffisamment faciles à porter au quotidien. C’est à partir de ce constat que j’ai commencé à apprendre la sculpture sur cire, le travail du métal et la conception 3D assistée par ordinateur. Au début, je menais cette activité en parallèle de mon emploi : je dessinais du soir jusqu’au milieu de la nuit, puis je me rendais le matin à l’atelier pour fabriquer les pièces. HanO n’est donc pas née en quelques mois. La marque s’est construite progressivement, au fil de plusieurs années, à mesure que j’apprenais de nouvelles techniques et développais mes créations une à une.
Ce parcours progressif a finalement donné naissance à HanO. Que signifie ce nom et en quoi reflète-t-il l’identité que vous souhaitiez donner à la marque ?
Le nom HanO associe Han, qui signifie Corée, et O, qui signifie corbeau. À l’image du corbeau qui rassemble un à un des fragments brillants, HanO recueille les motifs, les couleurs, les symboles et les récits que l’on retrouve à travers la Corée. Nous portons ensuite sur ces éléments le regard propre à HanO afin de les développer sous la forme de différentes collections de bijoux. Je souhaitais que des éléments aussi variés que le dancheong des palais, les nœuds traditionnels, les expressions des masques ou encore les courbes des tuiles puissent former un seul et même univers au sein de HanO. Le nom traduit ainsi la démarche de la marque : recueillir la beauté de la culture traditionnelle coréenne pour la transmettre à travers une sensibilité contemporaine.
Les bijoux traditionnels coréens restent souvent associés à des ornements comme le binyeo ou le norigae, ainsi qu’aux grandes occasions. Pourquoi était-il important pour vous de créer des bijoux inspirés du patrimoine qui puissent aussi s’intégrer à la mode quotidienne ?
À l’étranger, de nombreux motifs issus de l’histoire et de la culture d’un pays ont progressivement évolué pour devenir, au fil du temps, de véritables emblèmes de certaines marques. À l’inverse, malgré la richesse de ses formes et de ses récits, la culture traditionnelle coréenne reste souvent associée, dans le domaine du bijou, à des ornements tels que le binyeo, une épingle à cheveux traditionnelle, ou le norigae, liés à des tenues particulières ou à des occasions spéciales. Même lorsqu’on apprécie la culture traditionnelle, il existe encore relativement peu de bijoux que l’on puisse porter naturellement au quotidien avec un tee-shirt, une chemise ou une veste. Je ne voulais donc pas que la tradition reste figée dans une image appartenant au passé, mais qu’elle puisse se prolonger à travers des créations que les gens d’aujourd’hui choisissent réellement et intègrent à leur vie quotidienne.
À gauche, un mannequin vêtu d’un hanbok et tenant un masque traditionnel coréen (tal) porte des bijoux conçus par Kim Jeongchan. À droite, un gros plan montre une création inspirée des formes du tal, l’un des éléments du patrimoine coréen dans lesquels le créateur puise son inspiration. Photographies prises dans un studio photo à Séoul le 1er février 2024. © HanO
Vous résumez la philosophie de HanO par cette formule : « Des fragments d’argent nés d’histoires anciennes et qui demeurent avec nous aujourd’hui. » Comment cette idée se traduit-elle dans votre langage esthétique ?
J’observe l’impression et l’esthétique propres à chaque élément traditionnel : l’ordre du dancheong, l’entrelacement des nœuds, les expressions des masques ou encore les courbes des tuiles. Je les reconstruis ensuite sous la forme de bijoux capables de coexister avec une sensibilité contemporaine. Au premier regard, je souhaite que mes créations soient perçues comme des bijoux contemporains en argent. Mais lorsqu’on les observe de plus près, on doit pouvoir y découvrir des motifs et des récits clairement issus de la culture coréenne.
Le dancheong, cet art décoratif traditionnel qui orne notamment l’architecture coréenne, occupe une place importante dans votre travail. Qu’est-ce qui vous fascine particulièrement dans son langage visuel ?
Vu de loin, le dancheong attire d’abord le regard par l’éclat de ses couleurs. Mais lorsqu’on s’en approche, on découvre une construction extrêmement précise faite de répétitions, de symétries, d’équilibre et d’ordre. Chaque motif, comme la fleur de lotus, possède sa propre signification. La manière dont ces motifs se relient et se développent en fonction de la structure architecturale m’a également beaucoup marqué. Ces répétitions et ces structures en relief constituent aussi des éléments particulièrement intéressants à transposer dans le bijou. Plutôt que de reproduire directement les couleurs du dancheong, HanO en exprime la structure et le volume à travers l’argent, tandis que l’oxydation permet d’accentuer la profondeur et les ombres. La collection Cheong transforme ainsi des éléments du dancheong en bijoux contemporains tridimensionnels. Mon travail ne se limite cependant pas au dancheong. Les torsions des nœuds traditionnels, les expressions des masques, les courbes fluides des tuiles et des motifs végétaux, mais aussi des animaux présents dans l’imaginaire traditionnel, comme les papillons et les chauves-souris, se développent également à travers différentes collections.
Lorsque vous travaillez à partir de motifs parfois vieux de plusieurs siècles, comment décidez-vous ce qu’il faut préserver et ce qu’il faut simplifier pour qu’ils restent reconnaissables tout en devenant des bijoux contemporains ?
Le processus commence le plus souvent par un motif traditionnel et par l’histoire qu’il porte. Je consulte d’abord des documents consacrés aux palais, aux temples et aux musées, ainsi que des objets issus de l’artisanat traditionnel, afin d’étudier l’origine du motif et sa signification symbolique. Je ne choisis pas un motif uniquement parce que je trouve que sa forme est belle. Je cherche également à comprendre dans quel lieu il était utilisé et quelle signification il possédait. Je ne transpose ensuite jamais le motif dans son intégralité. Je cherche plutôt à déterminer quelles lignes et quelles structures doivent être conservées pour que son caractère d’origine reste perceptible. J’élimine les éléments superflus afin que le bijou ne devienne ni trop complexe ni trop lourd à porter, tout en préservant la structure essentielle qui permet d’en reconnaître immédiatement l’identité. C’est l’une des étapes les plus importantes du processus de création. Si l’on conserve trop d’éléments, le résultat risque de devenir excessivement ornemental et lourd. Mais si l’on simplifie trop, l’identité du motif original peut disparaître. Tout l’enjeu du design consiste donc à décider ce qui doit rester et ce qui peut être retiré.
Différentes étapes du processus de fabrication des bijoux de HanO : conception, moulage par injection, coulée, travail du métal, sculpture et polissage. Les images sont extraites d’un document officiel de HanO transmis depuis Séoul, le 7 août 2026. © HanO
Une fois cette structure essentielle définie, comment le motif se transforme-t-il concrètement en un bijou HanO achevé ?
Une fois les proportions générales et la manière dont le bijou sera porté définies, je développe sa structure à travers le dessin, la conception 3D assistée par ordinateur ou la sculpture sur cire. Après avoir vérifié le modèle original, la pièce est coulée en argent sterling. Les lignes et les motifs qui ont pu perdre de leur netteté lors de la fonte sont ensuite retravaillés manuellement. La pièce subit alors un traitement d’oxydation qui assombrit les parties les plus profondes du motif. La surface est ensuite polie afin de faire ressortir clairement le contraste entre les zones lumineuses et les parties plus sombres. Selon les créations, de la nacre ou des pierres peuvent également être taillées puis serties. Enfin, je porte moi-même le bijou pour vérifier son poids et son épaisseur, m’assurer qu’il ne s’accroche pas aux vêtements et contrôler les fermoirs ainsi que les différents éléments de liaison. Même si un design est beau, il est difficile de le porter longtemps au quotidien s’il n’est pas confortable. Il m’arrive donc de modifier plusieurs fois une création après ces essais. La durée varie selon la structure et la difficulté de la pièce. Un bijou peut demander quelques semaines, tandis qu’une nouvelle collection peut nécessiter plusieurs mois si l’on tient compte des recherches sur les sources traditionnelles et des différentes modifications apportées aux prototypes.
Un extrait du document officiel de présentation de HanO montre des images d’archives d’artistes de K-pop portant des bijoux HanO lors de différents événements. Le document a été consulté dans les bureaux de HanO, à Séoul, le 7 août 2026. © HanO
Vous travaillez principalement l’argent sterling. Quelles qualités de ce matériau vous permettent de traduire les formes et les détails des motifs traditionnels coréens ?
L’argent permet de restituer avec beaucoup de précision les petites lignes et les structures tridimensionnelles complexes des motifs traditionnels. Grâce à l’oxydation, les parties creuses deviennent plus sombres tandis que les reliefs restent lumineux, ce qui fait ressortir plus nettement la profondeur et la structure du motif. La manière dont la texture de l’argent évolue naturellement avec le temps s’accorde également avec la temporalité des architectures anciennes et de l’artisanat traditionnel. Il peut être entretenu et repoli, ce qui permet de porter les bijoux pendant de nombreuses années. Comparé à l’or, l’argent est aussi relativement facile à intégrer dans la vie quotidienne. Tous ces aspects correspondent bien à l’orientation de HanO. J’utilise principalement de l’argent sterling. Selon les pièces, j’y associe également de la nacre et des pierres.
Lorsqu’une personne découvre vos créations pour la première fois, qu’aimeriez-vous qu’elle remarque ou ressente avant même d’en connaître l’histoire ?
J’aimerais que les gens s’intéressent d’abord à un bijou simplement parce qu’ils le trouvent « beau », « cool » ou « original », puis qu’ils découvrent ensuite que son design trouve son origine dans le dancheong ou les nœuds traditionnels coréens. Je souhaite qu’ils éprouvent le plaisir de redécouvrir sous un autre regard une tradition qui leur semblait familière, mais aussi une certaine fierté à porter naturellement quelque chose de profondément coréen. La principale particularité de HanO est de transformer des motifs coréens dont l’origine et l’histoire sont clairement identifiables en bijoux de mode que l’on peut réellement porter. Plutôt que d’imprimer un motif traditionnel sur une surface ou de l’ajouter comme simple décoration, je repense la structure même du motif pour en faire une forme métallique tridimensionnelle. Les entrelacements des nœuds deviennent des structures métalliques reliées entre elles, les motifs du dancheong prennent forme à travers les volumes et les ombres de l’argent, tandis que les expressions des masques sont transposées dans la forme sculpturale de bagues ou de pendentifs.
Une sélection de créations de HanO exposées dans le cadre de Maison&Objet Paris, le 15 janvier 2026. © HanO
Parmi les collections que vous avez créées jusqu’à présent, laquelle possède pour vous la dimension la plus personnelle ou représente le mieux la manière dont vous abordez le patrimoine coréen ?
Si je devais n’en choisir qu’une, ce serait la collection Cheong, inspirée du dancheong. C’est celle qui possède pour moi la plus grande importance personnelle. Le dancheong que je voyais enfant dans les palais et les temples a été l’un des premiers éléments qui m’ont fait prendre conscience de la beauté de la culture traditionnelle coréenne. À l’époque, je trouvais simplement ses couleurs éclatantes très belles. Plus tard, lorsque j’ai compris que chaque motif possédait une signification et répondait à un ordre particulier, j’ai eu envie de développer cet univers à travers le bijou. Je pense que Cheong est la collection qui montre le plus clairement la manière dont HanO considère la culture traditionnelle et la transpose dans le design contemporain. La collection Gyeol possède elle aussi une importance particulière. Il n’a pas été facile, sur le plan technique, de reproduire dans un métal rigide les torsions et les structures entrelacées de nœuds normalement réalisés avec des fils souples. Ce travail m’a permis de développer une forme de nœud métallique propre à HanO. La collection Gyeol transpose ainsi les entrelacements et la symbolique des nœuds traditionnels coréens dans des bijoux contemporains.
Les visiteurs de la Hanbok Expo 2026 pourront découvrir plusieurs facettes de votre travail. Qu’allez-vous y présenter et y aura-t-il une nouvelle création à laquelle vous tenez particulièrement ?
Au Hanbok Expo, les visiteurs pourront découvrir Cheong, qui réinterprète le dancheong ; Gyeol, qui transpose les nœuds traditionnels dans le métal ; Tal, inspirée des expressions et des formes des masques ; ainsi que Cho, qui reprend les courbes des tuiles et des motifs végétaux. Chaque collection transpose dans le bijou contemporain les formes et les symboles d’un élément différent de la tradition. Je souhaite montrer non seulement des créations qui s’accordent naturellement avec le hanbok, mais aussi différentes manières de les porter avec une chemise, une veste ou un tee-shirt au quotidien. Nous préparons l’exposition afin que les visiteurs puissent essayer eux-mêmes les bijoux et constater que les bijoux inspirés de la tradition ne sont pas nécessairement réservés au hanbok ou aux occasions particulières. Parmi les nouveautés figure notamment l’Ice Knot Pendant. Ce pendentif réinterprète pour le bijou la structure entrecroisée du nœud traditionnel en forme de chrysanthème, avec des zircons cubiques sertis sur les côtés. Il a été spécialement conçu afin que sa structure reste bien visible tout en jouant avec la lumière.
Vos créations ont été présentées à l’étranger, notamment à Maison&Objet Paris, mais aussi portées par des artistes connus de la K-pop. Que vous ont appris ces expériences sur la manière dont votre travail peut être perçu dans des contextes culturels très différents ?
Présenter les créations de HanO à Maison&Objet Paris m’a permis de constater que les récits coréens pouvaient être transmis à un public international non seulement à travers leur contexte culturel, mais aussi par la force du design lui-même. J’ai également trouvé fascinant de voir un bijou sur lequel j’avais travaillé dans mon atelier, en réfléchissant longuement aux plus petites lignes et aux finitions, quitter mes mains et prendre une tout autre dimension au sein de la tenue et de la performance d’un artiste. Au-delà de l’effet promotionnel lié au fait qu’une célébrité porte une création, cette expérience m’a surtout permis de constater que les bijoux HanO ne sont pas condamnés à rester associés à des images traditionnelles comme les palais ou le hanbok. Ils peuvent aussi s’intégrer naturellement à la mode et à la culture populaire contemporaines. Voir mes créations portées aussi bien par des artistes masculins que féminins, dans des styles très différents, m’a également permis de confirmer le potentiel de l’approche non genrée que HanO poursuit depuis ses débuts. Cela m’a donné envie de continuer à créer des bijoux qui conservent clairement leurs récits traditionnels tout en pouvant dialoguer avec des univers vestimentaires très différents.
Au-delà du bijou, comment aimeriez-vous faire évoluer HanO et votre manière de transmettre le patrimoine coréen dans les années à venir ?
À l’avenir, je souhaite développer et diversifier davantage les collections existantes comme Cheong et Gyeol. Plutôt que de limiter un motif traditionnel à une bague ou à un collier, j’aimerais le décliner dans une gamme plus large de bijoux et d’objets. Tout en continuant à travailler principalement l’argent, je prépare également une ligne haut de gamme intégrant de la nacre, du jade, des pierres et des métaux précieux. Au-delà du bijou, je souhaite étendre notre travail à des objets et à des accessoires pour la maison ornés de motifs traditionnels, afin de proposer des produits lifestyle permettant de découvrir la beauté coréenne non seulement à travers ce que l’on porte, mais aussi dans les espaces où l’on vit. À moyen et long terme, mon objectif est de multiplier les participations de HanO à des expositions internationales et de développer sa présence dans des concept stores à l’étranger afin d’en faire une marque lifestyle K-heritage. J’aimerais également collaborer avec les artisans joailliers de Jongno, de jeunes professionnels du travail du métal, des artisans traditionnels et des créateurs issus de disciplines variées, afin de créer un environnement de production dans lequel les savoir-faire et les sensibilités de chacun puissent se transmettre et évoluer ensemble. Faire en sorte que les motifs et les récits coréens transmis depuis des générations ne restent pas confinés au passé, mais se prolongent dans la vie et la mode contemporaines comme l’expression de nouvelles sensibilités : voilà ce que je souhaite continuer à accomplir à travers HanO.
Du dancheong aux entrelacs des nœuds traditionnels, Kim Jeongchan puise dans le patrimoine visuel coréen pour créer des objets résolument ancrés dans le présent. À travers HanO, il ne cherche pas à reproduire la tradition à l’identique, mais à en préserver les formes et les récits tout en les faisant évoluer par le travail de l’argent et le design contemporain. Portés avec un hanbok, une tenue du quotidien ou jusque sur une scène de K-pop, ses bijoux témoignent ainsi d’une tradition qui ne se limite ni à une époque, ni à un lieu, ni à une manière particulière de se vêtir. Alors que Kim Jeongchan souhaite désormais explorer de nouveaux matériaux, de nouveaux objets et s’adresser à un public toujours plus international, son travail rappelle que le patrimoine coréen peut continuer à vivre en trouvant de nouvelles formes dans la création contemporaine.
Cette interview a été traduite depuis le coréen et rédigée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle, puis relue par la rédaction de Korea.net.
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