Baby Shark Boy posant sous le ciel bleu, dans le cadre de la promotion de « Wave ». © Pinkfong
Par Jason Edwards
Le monde entier connaît la chanson.
Baby Shark fait partie de ces mélodies qui ont traversé les années sans jamais perdre leur éclat. Avec plus de 17,3 milliards vues en dix ans, la vidéo est devenue un symbole universel de l’enfance moderne. On l’a tous entendue quelque part : dans une voiture, dans une cour d’école, dans un salon, sur un téléphone. Et au milieu de cette vague mondiale, il y avait un petit garçon de sept ans, plein d’énergie, qui dansait sans imaginer une seule seconde que ce moment deviendrait un phénomène planétaire.
Dix ans ont passé. Ce garçon a grandi. Il a maintenant 17 ans, et il revient pour raconter son histoire avec ses propres mots. L’interview a eu lieu par email le 8 septembre, dans un échange simple, sincère, sans filtre. Pas de mise en scène, pas de réponses pré‑écrites : juste un adolescent qui répond avec honnêteté, qui regarde son passé avec douceur, et qui parle de son présent avec calme.
Ce qui frappe d’abord, c’est sa manière de se souvenir. Il ne dramatise rien, il ne minimise rien. Pour lui,
Baby Shark est un souvenir d’enfance comme un autre, mais un souvenir qui a touché le monde entier. Il sait que des millions de personnes se rappellent encore de lui, mais il ne porte pas ça comme un poids. Il le porte comme une chance, comme un point de départ qui lui a permis de découvrir très tôt la force de la musique et du contenu.
Aujourd’hui, il revient avec
Wave, qui ouvre un nouveau chapitre dans sa vie musicale. Ce n’est plus l’enfant que l’on a vu danser. C’est un jeune homme qui cherche sa voix, qui explore l’électropop, qui s’entraîne, qui apprend, qui cherche encore son chemin, mais qui avance. Il ne prétend pas avoir déjà trouvé son style définitif. Il veut essayer, découvrir, se tromper, recommencer. Il veut montrer qui il est maintenant, sans renier ce qu’il a été.
Ce qui rend cette rencontre touchante, c’est sa simplicité. Il parle de ses entraînements, de sa famille, de ses envies, de son amour pour le baseball, de son désir d’apprendre l’anglais pour parler directement aux fans. Rien n’est forcé. Rien n’est artificiel. On découvre un adolescent qui avance avec sincérité, avec patience, avec une vraie volonté de grandir.
Dix ans après avoir fait danser le monde entier, il revient pour se présenter enfin sous son vrai visage : Geonroung Park, dont le nom de scène officiel est désormais Baby Shark Boy.
Baby Shark Boy jouant dans l’eau lors d’une séance photo promotionnelle. © Pinkfong
Jason Edwards : Tu as gagné une attention mondiale très jeune grâce à Baby Shark. Maintenant que tu as 17 ans, comment regardes‑tu cette expérience ?
Baby Shark Boy : Quand je suis apparu pour la première fois dans
Baby Shark, je ne savais pas du tout que la vidéo deviendrait aussi connue. Aujourd’hui, c’est à la fois un souvenir d’enfance très spécial et un point de départ important dans ma vie. Ce qui m’étonne le plus, c’est que presque dix ans plus tard, des gens dans le monde entier s’en souviennent encore, et que de nouveaux enfants la découvrent chaque jour. C’est très particulier de savoir qu’un moment de mon enfance est devenu un souvenir partagé par tellement de personnes.
Grandir sous les projecteurs peut être difficile. Qu’est‑ce qui a été le plus compliqué pour toi en passant de performer enfant à adolescent ?
Mon expérience était un peu différente de ce que les gens imaginent quand ils entendent le mot « célébrité ». Après
Baby Shark, j’ai continué à apparaître dans des contenus Pinkfong et d’autres programmes de temps en temps. Avec les années, j’ai compris combien de personnes avaient vu la vidéo et se souvenaient de moi. Être reconnu pouvait parfois me surprendre, mais le plus grand défi était de découvrir ce que je voulais vraiment faire pour moi‑même. C’est quelque chose que je continue d’explorer aujourd’hui.
Comment le succès viral de Baby Shark a‑t‑il influencé ta personnalité, ta confiance et tes ambitions artistiques ?
Plus que tout, cela m’a donné de la gratitude et le courage d’essayer quelque chose de nouveau. Savoir que quelque chose auquel j’ai participé a apporté de la joie dans le monde entier signifie beaucoup pour moi. Le fait que les gens se souviennent encore de moi presque dix ans plus tard m’a encouragé à franchir cette nouvelle étape. Avec
Wave, je voulais montrer une autre facette de moi : pas seulement l’enfant que les gens connaissent, mais la personne que je suis aujourd’hui, avec ma propre voix et mon histoire.
Ressens‑tu une pression à construire une nouvelle identité artistique ?
Baby Shark est une partie importante de mon histoire, et je suis reconnaissant que beaucoup de gens m’aient découvert grâce à ça. Mais je veux aussi que le public voie d’autres aspects de moi. Wave est ma première occasion de montrer qui je suis maintenant. Bien sûr, il y a un peu de pression pour présenter quelque chose de nouveau, mais j’essaie de transformer cette pression en motivation.
Collection de trophées YouTube Creator Awards remportés par The Pinkfong Company. © Pinkfong
Quels styles de musique ou de performance t’intéressent le plus en ce moment ?
J’écoute beaucoup de genres différents, donc je ne veux pas me limiter pour l’instant. Je suis attiré par la musique qui combine performance et expression personnelle. Avec
Wave, j’ai pu explorer l’électropop et la dance, ce qui était vraiment excitant. Je veux continuer à essayer différents genres et styles pour découvrir ce qui me correspond le mieux.
Quel type d’entraînement suis‑tu actuellement ? À quoi ressemble une journée typique ?
Pour préparer
Wave, je pratique régulièrement le chant, la chorégraphie et la performance. Je prépare aussi du contenu lié à la sortie, comme des tournages à venir. J’ai encore beaucoup à apprendre, donc je me concentre sur le fait de progresser étape par étape. Je veux aussi améliorer mon anglais pour pouvoir communiquer plus directement avec les fans du monde entier.
Comment ta famille te soutient‑elle dans ton parcours artistique ?
Ma famille a toujours écouté ce que je voulais faire et m’a soutenu dans mes choix. Comme j’ai commencé très jeune, ils m’ont aidé à garder un équilibre entre mes activités et ma vie quotidienne. Pendant la préparation de
Wave, ils m’ont encouragé à profiter du processus sans me mettre trop de pression, et ça m’a beaucoup aidé.
As‑tu déjà des projets ou contenus prévus pour la suite ?
Pour moi,
Wave est un nouveau départ, pas un projet unique. Je veux continuer à explorer la musique et d’autres formes de contenu pour montrer différentes facettes de moi. Je préfère gagner de l’expérience à travers diverses opportunités plutôt que de définir une direction précise maintenant.
Un message pour les fans qui te suivent depuis l’enfance ?
Je suis vraiment reconnaissant envers tous ceux qui se souviennent de moi et me soutiennent depuis
Baby Shark. C’est incroyable que quelque chose que j’ai fait si jeune continue de me connecter à des gens dans le monde entier. Aujourd’hui, avec
Wave, j’ai la chance de partager ma propre voix et mon histoire. J’espère que les gens apprécieront de voir comment j’ai grandi et qu’ils suivront cette nouvelle étape.
Baby Shark Boy en séance photo studio sur un décor plage pour la promotion de Wave. © Pinkfong
Comment vois‑tu ta place dans la culture coréenne qui rayonne mondialement ?
C’est inspirant de voir la musique, le cinéma, l’animation et d’autres formes de culture coréenne toucher un public mondial.
Baby Shark est toujours la vidéo la plus vue au monde, et participer à un contenu coréen qui a traversé tant de langues et de cultures m’a montré très tôt que la musique peut dépasser les frontières. Je suis encore au début de mon parcours, donc il est trop tôt pour définir ma place. Pour l’instant, je veux continuer à me développer et créer un jour des performances capables de toucher un public international.
Y a‑t‑il des artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?
Il y a tellement d’artistes que j’admire, en Corée comme à l’étranger, que c’est difficile de choisir. J’ai eu la chance de travailler avec Joohoney de Monsta X sur Wave, et voir comment il a apporté son énergie au morceau a été une grande expérience. À l’avenir, j’aimerais collaborer avec des artistes de genres différents pour découvrir de nouvelles facettes de moi.
Peux‑tu partager une facette méconnue de toi ?
Les gens me connaissent comme l’enfant énergique de
Baby Shark, mais ce qu’ils ne savent peut‑être pas, c’est que j’aime vraiment le processus derrière une performance : pratiquer, apprendre, voir les choses se construire. Et une autre chose : j’adore le baseball. Je joue dans une équipe amateur, et je me suis même offert un nouveau pantalon de baseball pour mon anniversaire hier. C’est quelque chose que j’aime vraiment en dehors de la musique.
Baby Shark Boy révèle une maturité touchante et une sincérité rare. Dix ans après avoir marqué l’enfance de millions de personnes, il revient non pas pour réécrire son passé, mais pour ouvrir un nouveau chapitre avec calme et détermination.
Wave n’est pas seulement un projet musical : c’est le premier pas d’un jeune artiste qui cherche sa voix, son style, et sa place dans un paysage culturel coréen devenu mondial.
Entre gratitude, travail et curiosité, il avance sans prétention, porté par le soutien de sa famille et l’envie de se connecter directement avec ceux qui l’ont suivi depuis ses débuts. Derrière l’icône virale, on découvre un adolescent qui grandit, qui apprend, qui rêve, et qui, pour la première fois, se présente au public sous son vrai visage.
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