Entretiens

03.04.2026



Par Margareth Theresia

Dodree est né de la contraction de « dodri », terme faisant référence au rythme lent utilisée dans la musique traditionnelle coréenne, et du mot anglais « free », qui signifie libre. Un nom qui symbolise une force intérieure, une volonté inébranlable de transcender les frontières et les gens musicaux.

Composé de Na Yeongjoo, issue d’une famille de chanteurs de pansori, et Lee Songhyun, qui a toujours été danseuse, le duo a fait parler de lui après la sortie de son titre Just Like a Dream, le 26 janvier dernier, salué comme une « combinaison remarquable » de deux genres musicaux, bien au-delà des frontières de la Corée.

Tout en proposant des performances dynamiques dans la lignée des groupes de K-pop traditionnels, dodree imprègne ses chansons et ses chorégraphies d’éléments profondément ancrés dans la culture coréenne. Lors de la préparation de leurs débuts, Yeongjoo a transmis à Song-hyun les techniques vocales du pansori, tandis que cette dernière lui a enseigné les mouvements de la danse coréenne. De cet échange est née l’identité artistique du duo.


Na Yeongjoo (à gauche) et Lee Songhyun durant leur entretien avec Korea.net, à Séoul, le 20 mars 2026. © Lee Jeong Woo / Korea.net

Na Yeongjoo (à gauche) et Lee Songhyun durant leur entretien avec Korea.net, à Séoul, le 20 mars 2026. © Lee Jeong Woo / Korea.net


Le duo, mené par Innit Entertainment, une filiale de la célèbre agence JYP, collabore depuis ses débuts avec le Musée national de Corée afin que ses productions mettent en valeur la beauté des traditions coréennes. Le clip de Just Like a Dream y a été tourné.

« Tourner dans ce lieu rempli d'objets anciens était fascinant, comme un rêve », partage Song-hyun. « C'était un véritable honneur de présenter notre musique et de danser en portant le hanbok dans un endroit qui incarne si bien la Corée. »

Yeongjoo a de son côté souligné que l’intégration d’éléments propres à la culture coréenne dans des formats plus accessibles, comme la K-pop, permettait à leurs spectateurs d’apprivoiser l’esthétique coréenne plus naturellement. « C’est le principal atout de notre duo : rendre la musique traditionnelle coréenne plus accessible en en transmettant toute la richesse », a-t-elle souligné.

Les deux jeunes filles, âgées de 25 et 21 ans, espèrent connecter tradition et modernité sans être cantonnées à un statut d’idoles. « La tradition ne tient pas seulement à ses racines : elle vit aussi à travers ses évolutions et ses multiples formes », a déclaré Song-hyun. « Certains al préservent telle quelle, d'autres la réinventent pour lui donner une nouvelle dimension. »

margareth@korea.kr