La violoniste Clara-Jumi Kang entame une tournée dans 11 villes coréennes du 19 au 30 mai. Accompagnée du pianiste Sunwook Kim, la musicienne passera également par le Verbier Festival, un festival de musique classique se déroulant dans les Alpes suisses au mois d’août. D'autres concerts avaient eu lieu à Berlin en novembre 2025 et à Los Angeles en janvier.
Née en Allemagne, Clara-Jumi Kang a acquis une notoriété internationale en remportant le premier prix du concours de violon d’Indianapolis en 2010, et le quatrième prix du concours Tchaïkovski en 2015. Elle fait aussi partie de la résidence de l’Orchestre philharmonique Royal de Stockholm pour la saison 2025/2026.
« Je voudrais partager ce programme avec le public coréen, même s’il a déjà été présenté à plusieurs reprises à l’étranger », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse organisée le 7 mai à Séoul. « Le pianiste joue un rôle essentiel lors d'un récital de violon ; Sunwook Kim, grâce à son expérience de chef d'orchestre et ses capacités d'interprétation, est un collaborateur idéal pour ce concert », a-t-elle ajouté.
Sunwook Kim s’est fait connaître en devenant le plus jeune gagnant et le premier lauréat originaire du continent asiatique du concours international de piano de Leeds, en 2006. Les deux musiciens joueront un programme constitué de célèbres sonates pour violon composées entre les 18e et 20e siècles.
En août, Clara-Jumi Kang jouera le Concerto pour violon de Beethoven sous la baguette du chef d’orchestre Daniel Barenboim, au Rheingau Musik Festival, dans l'ouest de l'Allemagne. Un concert à la signification particulière pour la violoniste : une blessure au doigt avait annulé une première représentation prévue avec ce musicien de renommée internationale en 1999. « C’est un immense honneur de donner une représentation avec de tels maîtres, alors qu’ils entrent dans le dernier chapitre de leur vie. Ce sont des moments qui me manqueront énormément quand je serai plus âgée », a-t-elle affirmé.
La musicienne a également été interrogée sur la manière dont il est possible de rester au sommet de sa carrière. « Certains estiment que l’on gagne en confiance et en stabilité avec l’âge, mais les solistes ne peuvent pas se reposer sur leurs acquis : chaque interprétation est constamment évaluée. »
« La trentaine peut être considérée comme un âge d’or sur le plan physique. Mais j'espère que celui-ci viendra à 50 ou 60 ans. Et je compte bien continuer à enrichir mon répertoire et monter sur scène quand j'en aurai 70 ! », a-t-elle ajouté.