Politique

13.11.2025

Le président Lee Jae Myung s’exprime lors de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, au siège de l’organisation à New York, le 23 septembre 2025. © Bureau présidentiel de la République de Corée

Le président Lee Jae Myung s’exprime lors de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, au siège de l’organisation à New York, le 23 septembre 2025. © Bureau présidentiel de la République de Corée



Par Charles Audouin

La Corée figure parmi les 41 États membres ayant coparrainé la résolution sur les droits de l’homme en Corée du Nord, qui exprime les préoccupations de la communauté internationale concernant la situation dans le pays, selon ce document publié ce 11 novembre (en français) par la Troisième commission de l’Assemblée générale des Nations unies. Les États-Unis, qui se sont retirés du Conseil des droits de l’homme en février dernier, n’en font pas partie.

La résolution se dit « profondément préoccupée par la gravité de la situation relative aux droits humains, la culture d’impunité généralisée et le non-établissement des responsabilités pour les violations des droits humains et les atteintes à ces droits en République populaire démocratique de Corée ». Celle-ci « condamne le fait que la République populaire démocratique de Corée continue de détourner une quantité disproportionnée de ses ressources pour les consacrer aux dépenses militaires et pour poursuivre ses programmes illicites d’armes nucléaires et de missiles balistiques au lieu d’améliorer le sort de sa population et insistant sur la nécessité pour ce pays de respecter et de garantir le bien-être et la dignité intrinsèque de son peuple ». Le texte encourage également les démarches diplomatiques visant à améliorer la situation humanitaire et les droits de l’homme, tout en soulignant « l’importance du dialogue et des échanges », notamment intercoréens.

Séoul avait coparrainé la résolution entre 2008 et 2018, avant de se retirer de 2019 à 2021. Elle y a de nouveau participé en tant que co-auteur depuis 2022.

La résolution doit maintenant être soumise à la Troisième commission, puis à l’Assemblée générale plénière le mois prochain, où son adoption définitive sera décidée.

caudouin@korea.kr