Diplomatie, économie, culture, intégration des résidents étrangers : Korea.net revient sur les moments marquants de l’année 2025 pour la Corée.
Les résidents étrangers en Corée peuvent obtenir leur carte de résident au format numérique depuis le 10 janvier 2025. © Ministère de la Justice
Par Kang Gahui
La population d’origine étrangère représente désormais plus de 5,5 % de la population totale de la Corée. Dans ce contexte, les politiques publiques à son égard ont récemment évolué, passant d’une approche centrée sur la « gestion » à une logique d’intégration et de protection des droits. L’année 2025 a ainsi été marquée par l’adoption de plusieurs mesures phares en faveur des résidents étrangers.
La première concerne la délivrance de cartes de résident au format électronique. Toute personne enregistrée auprès des services de l’immigration, âgée d’au moins 14 ans et disposant d’un smartphone à son nom peut désormais en faire la demande. Cette carte numérique peut être utilisée comme pièce d’identité lors de démarches administratives dans les mairies, les banques, les commerces de proximité ou les hôpitaux.
Les résidents étrangers ont également obtenu l’accès aux systèmes d’authentification en ligne nécessaires à certains services bancaires. Les procédures d’immigration ont elles aussi été simplifiées, notamment grâce à la possibilité de remplir la carte d’entrée sur le territoire en ligne ou sur téléphone mobile. Enfin, les points de contrôle automatisés de l’aéroport d’Incheon sont désormais accessibles aux ressortissants de 18 pays.
La durée du droit de séjour des enfants en situation irrégulière a été prolongée jusqu'au 31 mars 2028. © CJ Welfare Foundation
Un autre volet important de ces politiques porte sur la protection des droits des jeunes issus de l’immigration. La durée de séjour de ceux en situation irrégulière a été prolongée jusqu'au 31 mars 2028. De plus, les jeunes titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires peuvent désormais entrer sur le marché du travail et s’installer durablement en Corée sans obligation de poursuivre des études universitaires. Les jeunes de 18 à 24 ans ayant résidé en Corée pendant au moins sept ans avant l’âge de 18 ans et ayant achevé leur scolarité secondaire dans le pays peuvent, depuis avril, séjourner en Corée avec un visa de recherche d’emploi (D-10) ou un visa de travail (E-7). La limite du nombre de caractères autorisés sur le registre de naissance a quant à elle été supprimée.
Des travailleurs saisonniers originaires du Cambodge dans une exploitation de maïs du comté de Goesan, dans le Chungcheong du Nord, le 24 juin 2025. © Comté de Goesan
Enfin, la protection des travailleurs saisonniers a été renforcée. Les conditions permettant de changer de lieu de travail dans le cadre de ce dispositif ont été assouplies, facilitant ainsi la mobilité des travailleurs victimes de mauvais traitements ou de conditions de travail dangereuses. Un centre de conseil juridique en droit du travail multilingue, reposant sur l’intelligence artificielle, a également été mis en place. Par ailleurs, les travailleurs étrangers en situation irrégulière victimes d’arriérés de salaire ne sont désormais plus passibles d’expulsion du territoire coréen.
kgh89@korea.kr