Politique

30.12.2025

Des travailleuses vietnamiennes récoltent des pommes de terre dans une ferme à Gangneung, dans la province du Gangwon, le 23 juillet 2025. © Agence de presse Yonhap

Des travailleuses vietnamiennes récoltent des pommes de terre dans une ferme à Gangneung, dans la province du Gangwon, le 23 juillet 2025. © Agence de presse Yonhap



Par Aislyu Akhmetzianova

La Corée renforce son soutien face aux retards de paiement des salaires des travailleurs étrangers. Depuis le 29 décembre, des inspecteurs du travail se rendent tous les quinze jours dans cinq centres de rétention pour étrangers afin d’y recevoir les plaintes et d’assurer des consultations, ont annoncé les ministères en charge de l'emploi et de la justice.

Cette mesure fait suite à l’exemption de l’obligation de notification récemment accordée par le ministère de la Justice, un dispositif permettant aux travailleurs étrangers victimes d’arriérés de salaire d’éviter une expulsion.

Ce dispositif sera mis en œuvre dans cinq centres de rétention (Hwaseong, Cheongju, Yeosu, Incheon et Ulsan), avant d’être étendu aux 14 autres établissements après une première évaluation.

Les inspecteurs du travail collectent les informations relatives aux employeurs et aux préjudices subis, avant d’en faire rapport au ministère de l’Emploi. Des équipements et des services d’interprétation sont également fournis pour faciliter les consultations et les enquêtes sur place.

Par ailleurs, des notices d’information sur les arriérés de salaire, traduites en quatre langues, dont l’anglais, le chinois, le vietnamien et le thaïlandais, seront mises à disposition dans l’ensemble des 19 établissements à travers le pays.

Si des arriérés de salaire sont confirmés à l’issue de l’enquête, le bureau de l’immigration décidera d’une levée temporaire de la mesure de rétention et apportera son aide pour permettre un règlement rapide.

aisylu@korea.kr