Le ministre du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement Kim Sungwhan s’exprime lors d’une conférence de presse après la conclusion d’un mémorandum d’entente avec l’Agence internationale de l’énergie, à Séoul, le 17 septembre 2026. © Ministère du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement
Par Oh Jung Eun
Le ministère du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont conclu le 17 septembre à Séoul un mémorandum d’entente sur la coopération pour la sécurité énergétique en Asie.
Cette initiative, baptisée RISE ASIA (Resilient & Integrated Strategy for Energy Security in ASIA), constitue une mesure de suivi de la déclaration du président Lee Jae Myung lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en juin dernier. À cette occasion, il avait plaidé pour un renforcement de la coopération avec l’AIE afin d’accroître la résilience des chaînes d’approvisionnement énergétiques dans la région Asie-Pacifique.
Les deux parties analyseront de la demande et l’offre de combustibles conventionnels comme le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié, les chaînes d’approvisionnement en énergies propres, ainsi que la stabilité de l’approvisionnement en électricité, avant de mettre en place un dispositif de réponse aux risques liés à l’énergie en Asie.
Elles développeront également les infrastructures nécessaires à un approvisionnement stable en électricité produite à partir d’énergies propres, tout en améliorant le fonctionnement du marché de l’électricité et les dispositifs de gestion du réseau électrique. Une plateforme ouverte de concertation sur les politiques publiques sera aussi établie pour partager les résultats de la coopération et identifier de nouvelles pistes.
« À l’instar des crises pétrolières des années 1970, la situation récente au Moyen-Orient nous oblige à revoir en profondeur nos stratégies énergétiques », a affirmé le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol. « Pour les pays asiatiques, qui sont fortement dépendants des importations de combustibles fossiles, il est nécessaire d’accélérer la diversification des voies d’approvisionnement, le développement des énergies propres, l’électrification et le renforcement des systèmes électriques », a-t-il ajouté.
Fatih Birol a également salué le rôle moteur de la Corée qui a présenté en amont une vision et une nouvelle initiative dans le secteur de la sécurité énergétique en Asie. « À l’ère où la confiance dans le secteur énergétique s’érode dans le monde entier, la Corée, en tant que pays fiable, peut jouer un rôle important », a-t-il estimé.
Le ministre du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement Kim Sungwhan a pour sa part déclaré qu’il était impossible de dissocier la sécurité énergétique de la lutte contre la crise climatique. « Nous déploierons un système électrique résilient face à la croissance de la demande d’électricité et aux catastrophes naturelles, tout en intensifiant la transition vers les énergies renouvelables et l’électrification », a-t-il déclaré.
Les analyses conjointes devraient être achevées d’ici 2027, tandis que le lancement de projets et d’investissements devrait débuter à partir de 2028.
cloveroh@korea.kr