Culture

17.04.2026

Busan accueillera la prochaine session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet prochain. Dans cette série d’articles, Korea.net présente six des douze sites que la Corée entend proposer à l’inscription.



Par Margareth Theresia

À la différence des temples coréens traditionnels, caractérisés notamment par leurs portes d’entrée gardées par les quatre divinités protectrices, le temple d’Unjusa se distingue par la présence d’un grand nombre de statues et de pagodes. Situé à Hwasun, dans la province du Jeollanam-do, il présente un intérêt académique notable, car il permet de retracer l’ensemble du processus de fabrication des structures bouddhistes depuis environ mille ans. La concentration, en un seul lieu, de statues et de pagodes aux formes atypiques constitue un cas rare à l’échelle mondiale.

Créées entre le Xe siècle et la fin du XVIe siècle, ces structures témoignent d’une vision du monde où le bouddhisme coexiste avec d’autres croyances, notamment le taoïsme, l’astronomie et diverses traditions populaires, un phénomène rare, y compris en Asie de l’Est.

L'une des deux grandes statues de Bouddha allongé, appelées Wanbul, joyaux du temple d’Unjusa. Elle mesure environ 12 mètres de long et 10 mètres de large. © Lee Jeong Woo / Korea.net

L'une des deux grandes statues de Bouddha allongé, appelées Wanbul, joyaux du temple d’Unjusa. Elle mesure environ 12 mètres de long et 10 mètres de large. © Lee Jeong Woo / Korea.net


Le temple d’Unjusa est implanté dans une vallée, à environ 100 mètres d’altitude, le long d’un affluent du fleuve Yeongsan, l’un des quatre principaux fleuves de Corée. Les pagodes et les statues de Bouddha en pierre sont alignées du nord au sud sur les crêtes de part et d’autre de la vallée, selon un agencement conçu pour tirer parti de la topographie.

La date exacte de fondation du temple reste inconnue. Il aurait connu une période de prospérité du milieu à la fin de la dynastie Goryeo (918-1392). Après une reconstruction à la fin du XVe siècle, il aurait été abandonné à la suite des destructions liées à la deuxième invasion japonaise de la Corée, en 1597. Une reconstruction partielle a été engagée au milieu du XIXe siècle, suivie de plusieurs phases d’entretien et de restauration au XXe siècle, qui lui ont donné son aspect actuel.

Aujourd’hui, le site compte environ 141 vestiges de pagodes et 115 statues de Bouddha, dont certaines sont intactes, tandis que d’autres sont inachevées ou endommagées. Les quelque 70 statues de Bouddha en pierre disséminées dans les montagnes et les champs présentent des dimensions très variées, allant de quelques dizaines de centimètres à plus de 10 mètres. Elles se caractérisent par des formes simples et parfois plates, ainsi que par des proportions corporelles parfois irrégulières. Les pagodes en pierre se distinguent également par la diversité de leurs formes et de leurs motifs décoratifs. Leur nombre d’étages varie de trois à sept. La première que le visiteur découvre en arrivant sur le site est une pagode en pierre à neuf étages, dépourvue de motifs complexes. 

Les rochers de Chilseong, dont le nom signifie « sept étoiles », tirent leur appellation de leur ressemblance avec la constellation de la Grande Ourse. © Lee Jeong Woo / Korea.net

Les rochers de Chilseong, dont le nom signifie « sept étoiles », tirent leur appellation de leur ressemblance avec la constellation de la Grande Ourse. © Lee Jeong Woo / Korea.net


margareth@korea.kr

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