Culture

12.08.2026

Un stand du salon international du livre de Séoul, le 24 juin 2026. © Kim Seon Ah / Korea.net

Un stand du salon international du livre de Séoul, le 24 juin 2026. © Kim Seon Ah / Korea.net



Par Kim Seon Ah

Le total cumulé des ventes de littérature coréenne à l'étranger entre 2021 et 2025 s’élève à plus de 3,5 millions d’exemplaires, selon un rapport publié le 28 juillet par l’Institut coréen de la traduction littéraire (KLTI). La grande majorité de ces ventes ont été réalisées après l'obtention du prix Nobel de littérature par Han Kang en novembre 2024 : près de 1,2 million d'exemplaires se sont ainsi écoulés cette année-là, tout comme en 2025, avec presque 1 030 œuvres traduites en 40 langues sur la période. La plus appréciée d'entre elles est Impossibles Adieux de Han Kang, avec 300 000 exemplaires vendus entre 2023 et 2025.

Un succès qui témoigne de la capacité de la littérature coréenne à séduire un large lectorat dans différentes régions du monde, et que la K-pop et les K-dramas ne sont plus les seuls contenus qui permettent aux lecteurs étrangers de découvrir la Corée. Romans, essais et albums illustrés coréens trouvent régulièrement leur place dans les librairies du monde entier, tandis que l’intérêt pour les auteurs et les éditeurs coréens se manifeste également lors des salons internationaux du livre, comme celui de Séoul, organisé en juin dernier.

Resita, professionnelle de l’édition, cite « l’authenticité » et « l’empathie » parmi les principaux atouts de la littérature coréenne. « De nombreux ouvrages coréens ont déjà été traduits et publiés en Indonésie et rencontrent un vif succès », explique-t-elle. « Des genres très variés, du drame au suspense en passant par le roman thérapeutique, trouvent un écho auprès des lecteurs. »

Le premier auteur coréen qu’elle a découvert est Han Kang, lauréate du prix Nobel de littérature. À propos du recueil d’essais de Baek Sehee, Je veux mourir, mais je mangerais bien du tteokbokki : Conversations avec ma psy, elle explique qu’il s’agit d’« une œuvre qui aborde avec franchise la santé mentale et qui a apporté réconfort et inspiration à de nombreuses personnes ». Elle cite Bienvenue à la librairie Hyunam-dong de Hwang Bo-reum parmi ses œuvres préférées, qu’elle décrit comme « une histoire dans laquelle tout amoureux des livres peut se reconnaître ».

Selon Resita, si la littérature coréenne séduit des lecteurs du monde entier, c’est parce que les pensées et les émotions de l’auteur sont retranscrites « avec sincérité, créant ainsi une véritable fusion » entre l’œuvre et l’auteur.

Un étal de romans coréens traduits en anglais à la librarie Kyobo, à Séoul. © Lee Jihae / Korea.net

Un étal de romans coréens traduits en anglais à la librarie Kyobo, à Séoul. © Lee Jihae / Korea.net


« J’aime l’esthétique, les illustrations, les couleurs et les mises en page uniques des livres coréens », confie Ewa, une Polonaise, qui a lu des romans de Shin Kyung-sook et de Kim Ho-yeon et apprécie également les albums illustrés publiés par les maisons d’édition Borim, Bombom et Gilbut Children’s.

Ewa explique que son intérêt pour la littérature coréenne, initialement suscité par les K-dramas, l’a naturellement conduite vers les livres coréens. Lors de sa visite au salon international du livre de Séoul, elle s’est dite particulièrement impressionnée par l’espace consacré à l’édition indépendante.

Le parcours de ces deux lectrices présente un point commun : leur intérêt pour la culture coréenne s’est progressivement étendu aux livres. « De nombreux fans découvrent des livres recommandés par des artistes de K-pop qui aiment lire, comme RM de BTS », souligne Resita. Une expérience partagée par Ewa, qui a d'abord découvert la Corée grâce à ses séries.

sofiakim218@korea.kr

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