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12.02.2026

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Par Angèle Behlouli et Aude Chenantais

Pensée par des fans pour des fans, voilà la recette magique de cette première soirée nommée « Purple Door », placée sous le signe de la K-pop, organisée par la plateforme de streaming musical Deezer. Rendez-vous fut pris le 28 janvier à l’Élysée Montmartre pour découvrir ce nouveau format animé par Clyde Williams, danseur de la première heure et habitué des festivals et autres conventions dédiés à la culture coréenne en France.

Soirée K-pop Night de Deezer - Purple Door, 28 janvier 2026 à l'Élysée Montmartre. © Goray Prod pour Deezer

Soirée K-pop Night de Deezer - Purple Door, 28 janvier 2026 à l'Élysée Montmartre. © Goray Prod pour Deezer


Au programme ? Karaoké géant, customisation de photocards, achat de merchandising, photobooth, DJ Set et Random play dance… De quoi « Live the music » (vivre la musique) comme le scandent les équipes Deezer !

La culture communautaire avec un grand K

« La culture de la fandom, ou communauté de fans, est tellement centrale pour ce genre qu’il nous semblait pertinent de le mettre en avant ! Moi, je suis juste une maxi fan girl qui était passionnée de K-pop, et qui l’est toujours, et qui a surtout eu la chance d’en faire un métier (…) Je suis d’ailleurs très fière de pouvoir placer la K-pop sur la carte d’une plateforme aussi importante que Deezer ! », nous raconte Rudy Jean-Baptiste, édito K-pop chez Deezer. Car oui, si « la musique adoucit les mœurs » selon le proverbe populaire, elle rassemble avant tout les auditeurs et auditrices de K-pop.

Plus qu’un genre musical, elle constitue une culture communautaire structurée autour de pratiques codifiées : lightsticks aux couleurs des groupes, collection et échange de photocards, goodies/freebies, fan chants, random play dances, karaoké… La force de la K-pop réside principalement dans le fait de servir de vecteur de lien social, de partage et de reconnaissance entre fans. Et c’est bien là que Deezer a sa carte à jouer, en prolongeant les écoutes et les échanges numériques pour ses abonné(é)s du Deezer Club, via une expérience collective et immersive fidèle aux usages et codes de la communauté K-pop. Cette philosophie ciblant les 18/35 ans, notamment la Gen Z, est détaillée par Maria Garrido, directrice marketing chez Deezer, qui souligne que « les auditeurs les plus fervents de K-pop se retrouvent ainsi pour vivre un moment exclusif de partage, de connexion et de célébration collective ».

Rudy Jean-Baptiste (K-pop & Moods Editor) et Clyde Williams (Host) sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer

Rudy Jean-Baptiste (K-pop & Moods Editor) et Clyde Williams (Host) sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer


Ainsi, le Deezer Club est probablement l’une des fonctionnalités dédiées aux fans qui matche le mieux avec l’univers de la K-pop. Cet espace disponible dans l’application regroupe à la fois tous les avantages et évènements à destination des abonnés premium (Purple Door, session d’écoutes d’album en avant-première en compagnie des artistes, places de concert, évènements partenaires, merchandising…). 2026 s’annonce donc déjà comme une belle année pour les fans de K-pop français(es).

La place de la K-pop en France

Considéré comme un phénomène de niche aux effets passagers il y a encore quelques années, la K-pop possède aujourd’hui une place visible et solide sur le territoire français. Preuve en est, la multiplication de concerts à guichets fermés dans les plus grandes salles de spectacles (Arenas, Stade de France…), l’intégration d’artistes K-pop dans les festivals de musique (Lollapalooza Paris 2025 accueillant le groupe IVE ainsi que deux membres de DPR), des espaces réservés au genre dans les magasins physiques comme la FNAC qui y organise des évènements promotionnels (exemple récent avec le pop-up exclusif à la FNAC de Ternes à Paris sur P1Harmony ou en 2022 avec le fansign du groupe aespa), ou encore la création de médias francophones dédiés.

Le paysage médiatique mainstream même accueille régulièrement des séquences avec des artistes coréens qui sont devenus pour la plupart d’entre eux et d’entre elles de véritables égéries et icônes de mode présentes à chaque Fashion Week à Paris !

L'engouement global pour la culture coréenne et son univers pop a également conduit à la création de clubs de fans locaux, de forums en ligne et de communautés organisées, permettant aux fans de se connecter et de partager leur passion, d'organiser des rencontres et des événements (comme les anniversaires de leurs idoles favoris). Aussi, l’équipe marketing et édito de Deezer ne s’est pas trompée : l’intérêt du public français pour la K-pop, bien loin de s’être tari, n’a fait que s’accroître. L’industrie n’a plus besoin de prouver qu’elle existe, elle est.

La K-pop : un genre musical, mais surtout un espace de lien

Comme toute musique populaire, la K-pop est le fruit de circulations culturelles multiples. Depuis ses débuts dans les années 1990, elle se construit à la croisée d’influences américaines, européennes et afro-américaines, mêlant pop, hip-hop, R&B, électro ou encore rock. Mais réduire la K-pop à un simple genre musical serait passer à côté de l’essentiel. Elle est avant tout un mode de production et un écosystème culturel à part entière.

Avec désormais trois décennies d’existence, la K-pop n’a cessé d’évoluer, parfois au point de dérouter ses premiers adeptes. Pourtant, cette transformation constante est précisément ce qui fait sa force. Pensée dès l’origine comme une pop hybride et globale, elle n’a jamais cherché à être une copie, mais plutôt une réinterprétation, capable de créer ses propres codes. Au fil des générations, elle a affirmé une identité singulière, reconnaissable autant dans ses sonorités que dans ses visuels, ses narrations et ses performances.

Dans la K-pop, les fans ne sont pas de simples auditeurs ; ils font partie intégrante de la musique. Les fandoms, ces communautés structurées autour d’un groupe ou d’un artiste, participent à la visibilité, à la réussite et parfois même à la trajectoire des artistes, à travers le streaming collectif, les votes pour les émissions musicales, les campagnes de soutien ou les projets communautaires.

Cette logique de participation constante crée un sentiment d’appartenance fort. La K-pop est pensée pour être vécue ensemble : lors des comebacks, des sorties de clips, des concerts, mais aussi au quotidien, via des plateformes de communication dédiées comme Weverse, Bubble ou Fromm, qui entretiennent une proximité continue entre artistes et fans. Cette présence quasi permanente transforme la relation musicale en relation sociale, parfois même en repère identitaire.

Dans un paysage musical de plus en plus dominé par des écoutes solitaires et algorithmiques, la K-pop continue ainsi de faire figure d’exception. Elle crée du lien, fédère des communautés transgénérationnelles et transforme la musique en expérience collective. C’est précisément cette dimension que Deezer choisit de mettre en lumière en 2026.

Purple Door : immersion au cœur d’un espace pensé par et pour les fans

Cette volonté de replacer la communauté au centre s’incarne pleinement lors de la Purple Door K-pop Night. Dès l’entrée à l’Élysée Montmartre, l’ambiance donne le ton : ici, on ne consomme pas la K-pop, on la vit. Le programme de la soirée reflète avec justesse les usages des fans : karaoké géant où des participants de tous âges montent sur scène, random play dance filmé et retransmis en direct sur écran, comme lors d’un concert ou d’un événement sportif, DJ set assuré par Kahi Baby, photobooths Memoli pris d’assaut, stands de spécialités asiatiques, dont les bubble tea et thaï tea de Chana Thai Tea, et espace de customisation de topholders et photocards à l’effigie des groupes les plus populaires.

Participantes au karaoké géant sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer

Participantes au karaoké géant sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer


La boutique K-pop Store permet d’acheter albums et merchandising, avec à la clé la possibilité de gagner deux places pour BTS au Stade de France. Un détail loin d’être anodin. Chaque élément de la soirée fait écho aux pratiques concrètes des fans, à leur quotidien et à leur manière d’aimer la musique.

Au cœur de cette réussite, un choix fort : confier l’animation à Clyde Williams. Danseur reconnu et figure familière de la scène K-pop française, il incarne cette passerelle entre institution et communauté. Sa présence ne relève pas du hasard, mais d’une compréhension fine des codes et des attentes du public.

« On se sent comme chez nous » : paroles de fans

Dans la foule, les témoignages confirment ce sentiment d’appartenance.

Membres de K-pop dance crew sur la piste du random play dance à la K-pop Night. © Goray Prod pour Deezer

Membres de K-pop dance crew sur la piste du random play dance à la K-pop Night. © Goray Prod pour Deezer


Pour Marie, fan de K-pop depuis près de dix ans, cette soirée résonne encore plus profondément. « La K-pop, ce n’est pas seulement de la musique. Ce sont les concepts, les clips, le merch, les danses, les outfits (tenues vestimentaires)… et surtout les amis qu’on se fait. » Elle raconte comment ses amitiés actuelles sont nées au fil des concerts et des réseaux sociaux.

« Ce soir, je retrouve exactement ça. On se sent acceptés, compris, comme chez nous. »

Elle évoque aussi une forme de reconnaissance symbolique. « Le fait que ce soit Deezer qui organise ce genre de soirée, c’est un peu un accomplissement. Comme si l’industrie musicale disait enfin qu’on existe. »

De l’écoute individuelle à la rencontre physique : le rôle de Deezer

Avec Purple Door, Deezer dépasse son rôle de simple plateforme de diffusion pour devenir un acteur du lien culturel. Du streaming à la rencontre physique, l’expérience proposée illustre cette tendance forte qu’est le besoin de se détacher des écrans pour vivre la musique ensemble, dans un espace tangible.

Le Deezer Club, fonctionnalité dédiée aux abonnés premium, s’inscrit pleinement dans cette logique. Événements exclusifs, écoutes en avant-première, rencontres d’artistes, places de concert : autant d’initiatives qui replacent l’humain au centre de l’expérience musicale. La K-pop Night en est l’exemple le plus abouti, démontrant comment une plateforme peut devenir un lieu de convergence où se rencontrent passion, communauté et culture.

Public, scène et Dee (mascotte de Deezer) sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer

Public, scène et Dee (mascotte de Deezer) sur la scène de la K-pop Night de Deezer. © Goray Prod pour Deezer


Dans le public, cette démarche trouve un écho très concret. Certaines participantes, venues à la soirée invitées par des amies déjà abonnées, confient que ce type d’événement pourrait les convaincre de rejoindre Deezer. Non pas pour un simple catalogue musical, mais pour ce lien direct avec les artistes, une reconnaissance de leur passion et surtout la possibilité de vivre la musique aux côtés d’autres fans qui leur ressemblent.

En 2026, mettre la K-pop en avant n’est donc ni un effet de mode, ni un pari opportuniste. C’est reconnaître un genre qui, depuis des années, montre comment la musique peut encore rassembler, fédérer et créer du sens. À l’heure où l’écoute musicale est devenue majoritairement numérique et individuelle, la K-pop fait figure d’exception en continuant de structurer de véritables communautés de fans.

L’année 2026 s’inscrit par ailleurs dans un contexte symbolique fort : la France et la République de Corée y célèbrent le 140e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, établies par le traité d’amitié, de commerce et de navigation du 4 juin 1886. Un cadre propice, sans nul doute, à l’émergence de nouveaux événements pensés par et pour les fans de K-pop.


Présents partout à travers le monde, les journalistes honoraires de Korea.net ont pour mission de faire connaître et partager leur passion de la Corée et de la culture coréenne au plus grand nombre.

caudouin@korea.kr