Journalistes honoraires

23.02.2026

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Par Mathilde Lafage

Nika n’est pas seulement une chanteuse interprète. Elle met dans sa musique son âme, ses doutes, ses pensées et ses rêves. D’origine allemande et coréenne, née au Japon et aujourd’hui basée à Séoul, elle déconstruit l’idée d’appartenance pour mieux se réinventer à travers sa musique.

Nika incarne une nouvelle génération d’artistes coréens aux identités multiples. © Kingspire Music & Ent

Nika incarne une nouvelle génération d’artistes coréens aux identités multiples. © Kingspire Music & Ent


Nika ne cherche pas à embellir la réalité. Grandir entre différentes cultures et différentes langues peut désorienter. Il est difficile de savoir qui l’on est lorsque l’on grandit dans un environnement multiculturel. Cette quête se reflète dans sa musique, mais aussi dans son identité même.

Nika a évolué. De Monika à Nika, elle a même adopté un nom coréen, Jiyu. Ces changements ne figent pas qui elle est. Au contraire, ces nouvelles identités lui permettent d’explorer d’autres pans de sa personnalité. « Je ne pense pas que j’arrêterai de me donner de nouveaux rôles. Je suis curieuse de savoir ce que l’avenir me réserve », confie-t-elle lors d’une interview donnée aux journalistes honoraires de Korea.net le 6 février dernier.

Aujourd’hui, elle possède également la nationalité coréenne. Jiyu de son nom coréen, Nika de son nom de scène, elle continue de se chercher. « Je n’ai jamais trouvé de réponse claire à ma propre identité. Ce sentiment d’incomplétude se retrouve dans ma musique, tant émotionnellement que musicalement, et aujourd’hui j’aime ça. »

Nika n’est peut-être pas la forme définitive de son art. Elle apprend, elle expérimente, elle évolue. Et c’est précisément ce mouvement qui fait que sa musique résonne auprès des auditeurs. Loin de l'image parfaite associée aux idols, Nika se montre authentique. Elle parle de ses doutes, de ses peurs et de ses aspirations, ce qui fait d’elle une artiste humaine.

Pour Nika, la musique est plus qu’un art. Elle est un langage, une manière de ressentir les émotions et de les transmettre. Certaines chansons naissent de souvenirs, d’autres de son imagination, mais toutes ont un point commun : un message, un sentiment qu’elle veut partager.

Elle chante en coréen parce que c’est sa langue la plus fluide pour elle. Pourtant, elle reconnaît qu’elle se retient parfois inconsciemment afin de rester en accord avec certaines sensibilités locales. En anglais elle se sent plus libre émotionnellement, même si elle considère ne pas maîtriser parfaitement la langue.


Son titre Over the Wall illustre parfaitement son parcours. « Le mur représente mon passé dans un groupe, les attentes et les étiquettes, être coréenne ou étrangère, fun ou sérieuse ». Nika ne souhaite pas rester enfermée derrière ce mur. Elle veut le franchir, le dépasser.

Ce mur fait écho à sa propre évolution : d’un rôle collectif à une liberté créative totale. Son objectif n’est pas la conformité, mais l’authenticité.

Avec « Over the Wall », Nika revendique sa liberté créative totale. © Kingspire Music & Ent

Avec « Over the Wall », Nika revendique sa liberté créative totale. © Kingspire Music & Ent


Nika ne se définit pas par une seule langue. Elle ne se limite pas à un seul genre. Elle ne chante pas pour se conformer, mais pour explorer. Explorer son propre paysage intérieur et inviter les auditeurs à faire de même.

À travers son parcours, son art et sa quête constante de nouveauté, elle nous rappelle que la musique peut offrir une vision différente de la vie et du monde.


Présents partout à travers le monde, les journalistes honoraires de Korea.net ont pour mission de faire connaître et partager leur passion de la Corée et de la culture coréenne au plus grand nombre.

caudouin@korea.kr