Schéma de fonctionnement du film transparent anti-chaleur pour vitres de voiture mis au point par une équipe de chercheurs coréano-américaine. © National Research Foundation of Korea
Par Kim Hyelin
Une équipe de chercheurs de l'Université nationale de Séoul et du Massachusetts Institute of Technology, en collaboration avec les constructeurs automobiles Hyundai Motor Company et Kia Motors Corporation, a mis au point un film transparent pour vitres capable de réduire la température intérieure d'une voiture stationnée en plein soleil sans consommation d'électricité, a annoncé la National Research Foundation of Korea le 11 février.
Ce film permet de diminuer la température intérieure jusqu'à 6,1°C et de réduire la consommation d'énergie liée à l’utilisation de la climatisation d'environ 20 %. Il se distingue par sa capacité à évacuer vers l'extérieur la chaleur accumulée à l'intérieur du véhicule. Grâce à une structure multicouche composée de plusieurs films de quelques nanomètres d'épaisseur, il laisse passer plus de 70 % de la lumière visible tout en réfléchissant les rayons infrarouges responsables de la chaleur, renvoyée vers l'extérieur du véhicule.
L'équipe de recherche a mené des essais en conditions réelles dans différentes régions, notamment en Corée, aux États-Unis et au Pakistan, en été comme en hiver, et dans diverses situations de stationnement et de conduite. Les résultats montrent que les véhicules équipés de ce film conservent systématiquement une température intérieure plus basse, quelles que soient les conditions. Le temps nécessaire pour que l'habitacle atteigne une température confortable après la mise en marche de la climatisation a été réduit d'environ 17 minutes.
Les chercheurs estiment que l'application de cette technologie à l'ensemble des véhicules en circulation aux États-Unis pourrait réduire les émissions de dioxyde de carbone d'environ 25,4 millions de tonnes par an, soit l'équivalent des émissions annuelles de cinq millions de voitures en circulation.
Les résultats de l'étude ont été publiés en ligne le 4 février dans la revue scientifique Energy & Environmental Science.
kimhyelin211@korea.kr