Société

21.11.2018

정부가 화해치유재단을 해산한다고 공식 발표한 21일 서울 종로구 옛 일본대사관 앞에서 열린 일본군 위안부 문제 해결을 위한 정기 수요시위 참가자들이 ‘2015한일합의’ ‘화해치유재단’이라고 적힌 종이를 찢고 있다. 연합뉴스

Le 21 novembre, une manifestation contre la Fondation pour la réconciliation et la guérison se déroule devant l'ambassade du Japon dans le district de Jongro-gu à Séoul. (photo Yonhap News)



Par Park Gil-ja et Jung Joo-ri

Le gouvernement sud-coréen a officiellement annoncé ce mercredi qu'il entamerait un processus juridique visant à démanteler la Fondation pour la réconciliation et la guérison.

La ministre de l’égalité des sexes et de la famille, Jin Sun Mee, a expliqué que la décision du gouvernement se base sur l’approche centrée sur la victime. La ministre a déclaré : « Nous ferons de notre mieux pour l'établissement des politiques afin de rétablir l'honneur et la dignité des victimes. »

Concernant les critiques du gouvernement japonais, le ministère a déclaré: « Le ministère des Affaires étrangères consultera le gouvernement japonais pour prendre des mesures diplomatiques. »

La Fondation pour la réconciliation et la guérison a été créée sous l'administration Park Geun-hye en décembre 2015. A l'époque, les gouvernements sud-coréen et japonais ont signé un accord sur le thème des « femmes de réconfort » et le Japon a distribué un milliard de yens à la fondation. Cependant, l'accord a été critiqué sans cesse pour avoir ignoré le consentement des victimes de l'esclavage sexuel. En outre, la contribution financière du Japon a été considérée comme un fonds humanitaire plutôt que comme une compensation officielle qui nécessite une reconnaissance de responsabilité par le gouvernement japonais.

Le terme « femmes de réconfort » fait référence aux victimes de l'esclavage sexuel pendant la Seconde Guerre mondiale. Celles qui ont été forcées à l'esclavage sexuel n'étaient pas seulement limitées aux Coréennes mais comprennent également des femmes d’autres pays, comme les Philippines, le Pays-Bas, la Chine et Taiwan. Jusqu'à présent, les victimes de l'esclavage sexuel n'ont cessé de demander des excuses officielles et une indemnisation légale du gouvernement japonais. Le fait que le Japon se dégage de toute responsabilité pour crimes sexuels inhumains commis au cours de la période de la colonisation japonaise (1910-1945) a été critiqué par la communauté internationale, dont l’ONU.

krun@korea.kr